Tous les articles par Christian ROESCH

Directeur de la publication de REFLETS

Décès d’Arnaud DESJARDINS

Jeudi 11 Août 2011,

Nous apprenons le décès d’Arnaud DESJARDINS, hier mercredi 10 Août.

Il fut si important pour la spiritualité en Occident, d’abord en faisant connaître les sagesses orientales.
Il y a bien longtemps j’avais été frappé par les films qu’il avait tournés dans des pays féeriques à l’époque –  L’ Afghanistan a bien changé depuis!-

A plusieurs reprises et assez régulièrement, j’ai eu l’occasion de le rencontrer. La première fois , c’était en 1986. La dernière, ce fut pour l’interviewer avec mon épouse,  en mai 2010.

Il vieillissait magnifiquement. J’étais frappé par son humour sur lui-même, en particulier lorsqu’il avait un problème d’élocution. Comme s’il s’amusait tendrement du petit garçon. Puis c’était un renversement complet lorsqu’il cherchait la réponse la plus juste à une question. La lumière changeait dans ses yeux. J’étais alors en face d’une montagne.

Quelle facilité pour passer d’un état à l’autre!

J’ai aimé cette dernière rencontre.

Je suis arrivé, forcement un peu tendu,un peu gauche avec mon magnétophone et avec mes premières questions.

Je fus accueilli dans mes maladresses comme il s’accueille dans les siennes.

Trois heures après, je repartis paisible, heureux, léger, transfusé de cet amour invisible et pourtant palpable.

C’était un vrai Maître.

Il fut un pionnier de la spiritualité laïque (non confessionnelle) en Europe.
Dans les années 50-60, les religions chrétiennes se remettaient péniblement des contradictions de la guerre. Peu de lieux – en dehors des monastères – invitaient à travailler sur soi pour rejoindre la Terre Promise intérieure.

Arnaud Desjardins, sous le prétexte de réaliser des films pour la télévision – est parti la chercher sur les routes de l’Orient. Il l’a trouvée en Inde,  dans un Maitre :
Swâmi Prâjnânpad.
Il a ramené cet enseignement de sagesse en France, fondant un premier lieu de travail intérieur – un ashram –  selon la terminologie indienne.
D’autres voies arrivaient en Europe comblant le manque. Karl Graf Durkheim, maître Deshimaru, le bouddhisme tibétain, les arts martiaux ont ravivé en Europe le besoin de transformation intérieure vers l’Eveil comme l’appelait Arnaud Desjardins  – selon la tradition indienne. Cet appel est celui de l’Amour, de la Paix, de la Vérité, de la Vie.

Grâce à ces ouvreurs, la pratique de transformation intérieure est devenue accessible dans de nombreuses voies,  y compris chrétiennes, sans aller la chercher en Orient.

C.R.

 

Vous êtes invités à laisser un hommage à Arnaud Desjardins.

FAMINE EN SOMALIE

 

La famine…..

Selon la FAO:

“Une aggravation récente du conflit dans ces zones (centre et sud) et plusieurs saisons marquées par l’insuffisance des précipitations ont laissé un grand nombre de Somaliens confrontés à la faim. Pendant le premier semestre de cette année, le nombre de personnes ayant besoin d’une aide d’urgence et de secours humanitaires a augmenté de 77%, passant de 1,83 million à 3,25 millions, soit 43% de la population totale.

L’unité d’analyse de la sécurité alimentaire de la FAO en Somalie avertit que d’ici à la fin de l’année, quelque 3,5 millions de personnes pourraient avoir besoin d’une aide alimentaire et d’une assistance humanitaire, c’est-à-dire plus de 46% de la population.

La Somalie est le théâtre de l’une des pires catastrophes humanitaires du monde. Outre la guerre et la sècheresse, le shilling somalien a perdu de sa valeur, les prix des aliments ont triplé voire quadruplé en un an, les carburants sont chers et le commerce a sombré.

Par ailleurs, plus de 1,1 million de personnes sont déplacées du fait de l’insécurité. Nombreux sont ceux qui fuient les centres urbains, tels que Mogadiscio où ils pouvaient auparavant bénéficier de quelques services, pour regagner la campagne. De plus en plus, les organisations d’aide se retrouvent coupées des personnes qu’elles sont censées aider.”

Vingt années de guerre, depuis l’opération “Restore Hope” ont ruiné le pays. Les somaliens sont victimes d’une lutte d’influence entre les pays occidentaux qui voulaient instaurer une démocratie – par la force – et les Shebab. Ce sont des  extrémistes islamiques provenant souvent de l’extérieur et dans la mouvance d’ Al-Qaïda. Si bien que la vie humaine en Somalie n’a que le prix du chantage entre ces protagonistes.

Ceux qui arrivent dans les camps de réfugiés, quel espoir ont-ils?

Pour le moment seulement survivre. Dans le Nord-est du Kenya se trouve le plus grand camp de réfugiés du monde. Plus de 400 000 réfugiés y vivent , certains depuis de nombreuses années. Chaque jour de nouveaux arrivants affluent. Ils proviennent du sus de la Somalie et aussi de Mogadiscio surnommée “la ville de la peur”.  La situation sanitaire de Dadaab est des plus préoccupante.

Est-ce que la conférence internationale sur l’aide qui se tiendra au mois de novembre en Corée du Sud débloquera la situation politique?

C’est la clé de la remise sur les rails de ce pays.

OSLO LA FOLIE MEURTRIERE A ENCORE FRAPPE

Pour commettre un tel attentat délibérément meurtrier, il faut avoir un besoin pathologique de sortir de l’anonymat par un “exploit”auquel Anders Behing Breivik essaie de donner un motif.
Quelque soit la cause, c’est un pauvre malade.Les services secrets norvégiens (le PST) le présentent comme un fondamentaliste chrétien, proche de l’extrème-droite. Entre se dire Chrétien et tuer au nom du Christ, il y a une contradiction – fondamentale- même si cela a déjà eu lieu.
Son idée était, semble t-il,de porter un coup d’arrêt au Parti Travailliste en massacrant des membres des Jeunesses Travaillistes et en tuant “pour adresser un signal fort à la population”
Sans entrer dans la théologie, nous pouvons affirmer qu’il n’a rien compris au christianisme.
Le pardon envers les fautifs, l’amour du prochain, la paix du Christ n’ont pas eu d’écho dans son coeur.Nous pouvons le comprendre comme nous nous devons de le considérer gravement malade.
Qu’est ce que la société norvégienne contient pour que de tels malades apparaissent dans son sein?
Peu-être que les habitants sont tellement convaincus de leur mode de vie que pour la jeunesse, elle est peu intense, trop lissée.Parmi les échappatoires les jeux vidéo prennent beaucoup de place.
Or ceux-ci sont souvent bâtis sur le même scénario:
Une menace extérieure pèse sur de gentils citoyens.Un super-héros se lève et devant l’inconscience générale, avec des armes guérrières va supprimer la menace. Bien sûr, au péril de sa vie qu’il est prét à sacrifier.
N’est ce pas pour vivre une certaine intensité que Anders Behing Brreivik a transposé le jeu dans la vie sociale?
Lors de son audition, (Il souhaitait comparaitre en uniforme), il n’a pas plaidé coupable. Il s’est déclaré “prêt à passer sa vie en prison”.