Le Pape François élu: et maintenant?

Le Pape François élu : et maintenant?

Christian Roesch

Une des  premières déclarations du Pape François, outre le choix de son nom, est significative de l’impulsion qu’il souhaite donner :

«Nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus-Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Église, Épouse du Seigneur. Quand on ne marche pas, on s’arrête.»

Une des préoccupations que le Pape doit certainement avoir, accompagnant l’idée d’avancer, est la cohésion de l’Eglise. Sous l’aspect des différentes affaires qu’il aura à régler, trois niveaux de conscience ne font pas forcement bon ménage. A quoi les comparer ?

Dans un train, dans une armée, ou même dans  l’art, on discerne une avant-garde, une locomotive. Cette avant-garde avance,  défriche, expérimente le nouveau et tire le corps principal.

Le corps principal se caractérise par son inertie, occupant le terrain conquis,  oscillant entre l’avancée frileuse et la résistance au nouveau, s’appuyant sur ce qui a été réalisé.

L’acquis est l’objet de l’attention de l’arrière-garde : protéger le corps de toute menace, dont le nouveau, évidemment  aventurier, forcément à risque.

N’en est-il pas de même dans l’Eglise du Christ ? Trois niveaux de conscience cohabitent …

Lire la suite… Revue Reflets n°8 – rubrique Actualité – pages 11 et 12