Le trésor caché de la souffrance humaine Interview de Gabriele Fonseca

Le trésor caché de la souffrance humaine

Interview de Gabriele Fonseca

Gabriele Fonseca, réalisateur italien né à Salento, vit et travaille à Milan depuis 1983. Il réalise des documentaires, des vidéoclips et des spots publicitaires. Depuis les années 2000, ses films sont particulièrement consacrés à tracer des portraits de personnalités du monde de l’art et de la culture. En 2009, sa maison de production Honoro film a produit un docufiction consacré au livre Dialogues avec l’ange transmis par Gitta Mallasz.

Quel est le propos du film ?
Lors des interviews pour le film Dialogues avec l’Ange, il y a quinze ans, j’avais brièvement assisté à une séance de psychanalyse corporelle : je suis resté choqué. Quand Bernard Montaud m’a appelé pour réaliser un film sur ce sujet, m’est immédiatement revenue à l’esprit l’image difficile de ce contact initial. Auparavant, je n’avais jamais vu des êtres humains laisser parler leur corps de manière consciente, sans être en état de transe ou hypnotisés. J’ai pu étudier et enregistrer ce processus pas à pas, de minute en minute.

Comment avez-vous vécu cette confrontation avec la psychanalyse corporelle et qu’en retirez-vous ?
Nous avons veillé à bien décrire les sept niveaux d’une séance jusqu’au fameux « champagne » qui est la clé de tout, le moment où faire la paix avec le bourreau devient une évidence, grâce au corps. Cette incroyable réconciliation avec soi et avec ceux qui nous ont fait le plus de mal me paraît la seule et unique solution aux problèmes actuels de l’humanité, non seulement entre les êtres humains, mais aussi avec la nature. C’est une paix avec le monde entier. J’admire et j’envie ceux qui ont entamé ce parcours.

Comment est construit votre film ?
Pour moi, cela a été une révélation de filmer, de documenter cette technique révolutionnaire. Seul Jung peut-être s’en était approché, mais son travail était plus proche de l’âme que du corps lui-même. J’ai introduit une partie du film sur l’épigénétique, cette science nouvelle qui explique comment les molécules, les cellules du corps sont influencées par le monde qui nous environne. On a découvert que dans l’ADN lui-même se fixent des mémoires, – différentes de nos souvenirs –, des expériences vécues par nos parents, nos grands-parents par exemple.

Quelle leçon tirez-vous de cette expérience ?
Le titre du film, La Révolution de la psychanalyse corporelle : le trésor caché de la souffrance humaine, m’est venu et m’a permis de comprendre le sens de tout cela : nos problèmes, nos traumatismes, nos difficultés existentielles sont en réalité nos grâces. Voilà le grand trésor de la misère humaine. Mais à quoi sert de prendre conscience de notre beauté intérieure, de nos grâces, si nous ne les mettons pas au service des autres en les aidant à découvrir leur propre beauté ? Et c’est beau de voir la manière dont le corps hurle cette vérité : tu es cela à l’intérieur de toi, tu dois l’accepter comme tes limites. Quand tu sauras t’en saisir, tu le verras avec les yeux de ton esprit – c’est le travail de verbalisation pendant le cercle –, alors tu découvriras qui tu es vraiment et comment le transformer. Ton corps t’a mis en face de ton histoire, de toute ta vie, d’évènements que tu avais oubliés. À toi de le transformer pour le rendre vivant.

(…)

Pour lire l’article en entier REFLETS n° 37 pages 52 à 53

Voir la bande annonce du film 

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