L’homéopathie ou rien de nouveau sous le soleil

L’homéopathie
ou rien de nouveau sous le soleil

Bernard Woestelandt

Bernard Woestelandt bénéficie d’une longue expérience de médecin généraliste homéopathe. Il est aussi passionné par l’éthique médicale pour laquelle il possède plusieurs diplômes. Parallèlement, il interroge sa foi chrétienne pour comprendre le sens des maladies, de la santé, de la vie. Cette recherche est relatée dans un livre fondateur, De l’homme cancer à l’homme Dieu, aux éditions Dervy.

Il y a une trentaine d’années, les médecins de la petite ville où j’exerçais avaient invité un professeur de médecine pour une conférence traitant de cancérologie. À l’heure du débat, un psychiatre demanda des sanctions contre les médecins homéopathes : « Soit, disait-il, ils croient en l’action de leurs petites boules de sucre, et il faut les interner car ce sont des fous ; soit ils savent qu’elles n’ont aucune action, et il faut les mettre en prison car ce sont alors des menteurs et des criminels. » En 1790, Samuel Hahnemann, médecin érudit, chimiste, herboriste, parlant plus d’une dizaine de langues dont le grec et le latin, fut lui aussi victime d’attaques violentes de la part de ses confrères lorsqu’il proposa une méthode pour « guérir » qu’il venait de découvrir en traduisant un article scientifique du savant écossais William Cullen. « Rien de nouveau sous le soleil », car il fut traité de charlatan, d’imposteur, de tricheur, de délirant, l’obligeant à chercher des protections, déménageant de ville en ville, pour finir à Paris où il bénéficia de la lucidité de monsieur Guizot, ministre de Louis-Philippe, qui écrivit en 1836 : « Si l’homéopathie est une chimère ou un système sans valeur propre, elle tombera d’elle-même. Si elle est au contraire un progrès, elle se répandra malgré toutes nos mesures de préservation, et l’Académie doit le souhaiter avant tout autre, elle qui a pour mission de faire avancer la science et d’encourager toutes les découvertes ».

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Samuel Hahnemann se lança alors dans des expériences étonnantes puisqu’il décida d’absorber diverses substances médicinales afin d’en observer les conséquences. Et ce fut à la suite de ces expériences, faites sur lui-même, sa famille et ses amis, que débuta cette nouvelle médecine, appelée homéopathie ; une médecine qui a comme principe la loi d’analogie qui est un processus de pensée par lequel on remarque une similitude entre deux choses de différentes natures. Voilà, par exemple, une personne qui, suite à un licenciement, se met à souffrir de brûlures à l’estomac, aggravées entre une et trois heures du matin et améliorées en buvant des boissons très chaudes ; à ces brûlures, s’ajoutent une sécheresse de la peau et une anxiété de la mort. Ce tableau ressemble à une intoxication par l’arsenic, et nous observons donc que le licenciement a, sur cette personne, une similitude d’action avec l’arsenic. Elle recevra donc une dose d’arsenic qui soignera son estomac, sa peau et son anxiété.

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Aujourd’hui, la médecine conventionnelle demande des preuves de son action alors que, depuis son origine, la médecine homéopathique est une médecine de l’expérience ! Samuel Hahnemann, expérimentant les substances sur lui-même, au risque de détruire sa santé, a découvert qu’il y a, dans la nature, le remède approprié à chaque personne pour les maux dont elle souffre, nous rappelant l’unité primordiale du corps humain et la sentence énoncée par Hippocrate, le père de la médecine : « Similia similibus curantur ». Ceci dit, les médecins homéopathes, formés par le monde scientifique, titulaires des mêmes diplômes que leurs confrères allopathes, reconnaissants de ce qu’ils ont appris, prêts à leur demander conseil, ne se contentent pas d’établir une relation de confiance avec le malade ni de jouer sur l’effet placebo – qui existe d’ailleurs dans toutes les approches médicales – ; non, ils veulent aussi comprendre le mode d’action du remède homéopathique qui agit à des dilutions-dynamisations incroyables, aussi bien chez les enfants que sur les animaux ou les végétaux. Heureusement, la physique quantique vient à leur aide, et il est bon de lire le physicien Louis de Broglie qui, dans son livre Matière et Lumière, en 1937, écrivait : « Plus nous descendons dans les structures infinies de la matière, plus nous nous apercevons que les concepts forgés par notre esprit au cours de l’expérience quotidienne, et tout particulièrement ceux d’espace et de temps, deviennent impuissants à nous permettre de décrire les mondes nouveaux où nous pénétrons. » En 1998, le très sérieux journal scientifique The Lancet écrivait, en parlant d’expériences faites par des scientifiques : « Les résultats de cette méta-analyse sont incompatibles avec l’hypothèse que les effets cliniques de l’homéopathie sont exclusivement dus à un effet placebo. »

L’HOMÉOPATHIE, MÉDECINE D’AVANT-GARDE

En 2019, Marc Henry, ingénieur chimiste, docteur ès sciences et professeur des universités, démontre que la physique quantique est à la base de l’approche homéopathique pour laquelle les substances et leur support ont une signature électromagnétique, écrivant « qu’il n’est plus possible de prétendre aujourd’hui qu’un remède homéopathique ne contient que de l’eau ou du sucre »

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Pour en savoir plus : bernardwoestelandt.com

Pour lire l’article en entier, REFLETS n ° 34 pages 24 à 26