Dialogue essentiel : “l’héritage”

L’HÉRITAGE DE GITTA MALLASZ

Suite de :  rétrospective DU DIALOGUE ESSENTIEL

Sa disparition va accélérer notre propre croissance. Bernard écrit le récit de sa mort dans La Vie et la Mort de Gitta Mallasz. S’ensuit une tournée de conférences avec ses plus proches collaborateurs. Bernard n’aura de cesse de faire fructifier cet héritage, inventant encore de nouveaux outils et prolongeant l’enseignement des Dialogues par sa propre expérience. Tout comme les applications de nos smartphones répondent à nos multiples problèmes extérieurs, il crée des « applications » répondant à nos multiples problèmes intérieurs.

Année 2000. Les premières Tâches voient le jour.

Sous l’impulsion de Gitta puis de Bernard, je fonde moi aussi ma propre forme d’accompagnement des Dialogues en créant le « dialogue miroir » comme pratique de base ainsi qu’un « dialogue avec le corps ». Gitta m’a si souvent exhortée à profiter de ma simplicité pour rendre cette expérience plus accessible : « Invente des jeux qu’un enfant de quatre ans puisse comprendre, des jeux que l’ego ne va pas aimer, lui qui ne veut que des exercices spirituels difficiles. »

D’autres également inventent des outils : une aide aux malades avec la Médecine des Actes, une aide à ceux en proie à une addiction, un accompagnement des mourants, une revue pour une autre lecture de l’actualité, la marche où le dehors renvoie au-dedans.

Au-delà de l’aide humanitaire, la Tâche est ce qui nous oblige à nous dépasser continuellement. Elle nous pousse à vivre avec notre ange au quotidien parce que nous en avons un besoin vital. La Tâche, c’est aider ceux qui ont une misère comparable à la nôtre : parce que nous avons appris à marcher là où nous étions handicapés, quoi de plus normal que nous tendions à notre tour la main à ceux qui ont le même handicap.

Année 2006. Inauguration du Centre des amis de Gitta Mallasz

 

 

 

 

 

 

 

Artas se développant, nous devons quitter Tartaras. Gitta souhaite, pour les « précieux chercheurs » que nous sommes, un beau lieu pour que la beauté extérieure stimule notre beauté intérieure. Nous le trouvons, en 2002, au cœur de l’Indre.
Après moult travaux, l’inauguration du centre rassemblera 600 personnes : des maîtres spirituels de plusieurs traditions ou religions, des hommes politiques de la région, des artistes et bien sûr les membres de notre mouvement.

Autour du livre Dialogues avec l’ange, tant d’initiatives ont vu le jour ici et là ! Pourvu que nous soyons tous contagieux de nos différentes expériences et tolérants de celles des autres.
Notre particularité est notre filiation à Gitta Mallasz. C’est elle qui nous a faits, quoi de plus normal que notre centre où nous transmettons son enseignement porte son nom.
Portés par l’énergie de mon époux, nous réussissons à exaucer le vœu de Gitta : créer un lieu où vivent de concert le sacré et la fête. Un lieu de bonne vie !

En 2007, Gitta aurait eu cent ans. Nous avons fêté cet anniversaire autour de la sortie d’un film, réalisé par un producteur italien, retraçant toute l’histoire des Dialogues d’hier à aujourd’hui [1] .

La même année, je crée l’association Les Amis de Gitta Mallasz pour permettre à chacun de vivre ses propres dialogues. Je souffre que les gens ouvrent le livre des Dialogues, s’émerveillent et le referment, sans chercher à traduire ce qui les a touchés, sans avoir questionné leur ange, sans que rien ne change à leur vie.

En 2012, Gitta reçoit à titre posthume la médaille des « Justes parmi les nations » pour avoir sauvé une centaine de femmes juives pendant la guerre.

[1].  BANDIERA Giuletta et FONSECA Gabriele, Dialogues avec l’Ange, film documentaire.

Pour lire l’article en entier, Reflets n° 32 pages 30 à 32