La vie en vegan

La vie en vegan

Christian Geniller
Christian Roesch

Le Véganisme de définit comme un mode de vie. Ce phénomène sociétal grandissant consiste à ne consommer aucun produit du  monde animal ou de son exploitation, mais  aussi en une  volonté de ne pas utiliser ni tuer un animal.

Le terme « vegan » date de 1944, avec la Vegan Society fondée en Angleterre par Donald Watson. Depuis, une multitude d’associations sont référencées sur l’internet. Le bestseller titré Antispéciste Réconcilier l’animal, l’humain, la nature, d’Aymeric Caron, a été vendu à 45 000 exemplaires. « Le mouvement vegan incarne une nouveauté idéologique. Ça dépasse largement la question de défendre les animaux, de juste être sûr qu’ils ne souffrent pas. C’est une autre manière d’envisager l’humanité. On se positionne en tant qu’humain qui veut absolument se soucier des plus faibles », développe l’auteur. L’antispécisme contrairement au spécisme ne place pas moralement l’espèce humaine au-dessus de l’animal.
La noble intention d’être attentif au monde animal semble en expansion dans le monde. Le nombre de flexitariens (personnes consommant de la viande mais tout en réduisant considérablement leur quantité) est en nette progression, pour atteindre selon les enquêtes publicitaires 34 % de la population française.
Dépassant l’alimentaire, la cause vegan touche aussi la cosmétique, l’habillement, les bijoux. Parallèlement, un commerce « juteux » trouve son expansion : sur le site du développement économique de Vegan France, nous pouvons acheter des produits pour l’après-tatouages, du maquillage, du vernis à ongles, des produits de coiffure, du parfum, des savons et éponges, des chaussures et textiles. Le site Vegan Pratique déconseille les loisirs qui affaibliraient nos amis les animaux : cirques, chasse, pêche, zoos, parcs aquatiques.

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Un des fondements du véganisme semble être l’empathie pour le monde animal. Rappelons que l’empathie signifie la capacité à ressentir ce que l’autre ressent. C’est déjà très difficile entre humains mais que savons-nous de ce que ressentent les animaux quand ils sont tués ?
Nous risquons inconsciemment de projeter nos émotions sur le monde animal, ce qui est bien différent.

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Le bouddhisme, ainsi que les voies spirituelles authentiques proposent un travail intérieur qui rejaillit sur nos faits et gestes. Apprendre à se connaître permet de découvrir notre fonctionnement « animal ». Comment réagissons-nous instinctivement lorsque nous nous sentons agressés ?
Soit, selon les circonstances, en prédateur, en attaquant celui qui semble nous menacer, soit en proie, en essayant de fuir la menace.
C’est notre fonctionnement naturel basique.

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Pour lire l’article en entier, Reflets n° 28, pages 20 à 22

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