Les enfants sont des Poètes, Jean-Luc Pouliquen

Les enfants sont des Poètes

Jean-Luc Pouliquen

Jean-Luc Pouliquen est poète. À partir de ses nombreuses interventions dans les écoles, en France et à l’étranger, il a élaboré une méthode pour amener les plus jeunes à l’écriture poétique qui s’intitule Les enfants sont des poètes.

L’enfant n’a pas à recevoir de l’adulte le goût de la poésie, il l’a déjà en lui. Il est encore spontané, mêle dans sa perception du monde le réel et le rêve et sa relation toute fraîche avec le langage est propice aux trouvailles, aux inventions verbales. Les conditions sont alors réunies pour vivre avec lui une belle expérience poétique et humaine. Elle va consister à lui faire prendre le chemin des mots pour exprimer ce qu’il porte au plus profond de lui. L’enfant devra pour cela se mettre à une table et écrire comme il le fait à l’école mais l’exercice n’a rien de scolaire, il ne se situe pas sur le registre de la connaissance. Cette fois le langage est à son service, il est à la disposition de sa sensibilité, de ce qu’il désire communiquer. Peu à peu, il va l’apprivoiser, se l’approprier et découvrir qu’il peut par son intermédiaire exprimer quelque chose d’unique que lui seul pouvait dire.
À la différence de l’école, il n’y a pas de bons et de mauvais élèves en poésie, chacun existe dans sa singularité. Et bien souvent le pédagogue qui saura se placer sur ce terrain découvrira chez ses élèves des richesses qu’une situation classique d’apprentissage n’avait pas permis de révéler.
Dès lors, tout va se construire dans la relation et, aux côtés de celui qui va être à l’initiative de l’expérience (enseignant, bibliothécaire, médiateur culturel), le poète invité va pouvoir jouer son rôle de déclencheur. Il sait comment vient l’inspiration et va créer un climat, fait de confiance, d’écoute et d’encouragement, qui leur soit propice. Il n’aura pas beaucoup d’efforts à faire pour que vienne l’écriture. Les enfants n’attendent que son signal et la clef qu’il va leur donner pour ouvrir la porte de leur imaginaire.

(…)

Pour lire l’article en entier Reflets n° 28 pages 53 à 55

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.