ZHANG ZHANG Créer et partager la beauté à travers la musique

Zhang Zhang est premier violon de l’orchestre philarmonique de Monte-Carlo. Elle est née en Chine au moment de la Révolution culturelle. De parents artistes célèbres ne se pliant pas à la dictature, ils émigrent ensuite en Thaïlande, au Canada, en Suisse. Elle étudié aux Etats-Unis et aujourd’hui elle vit à Monte-Carlo. Impossible de ne pas être marquée par la rencontre avec Zhang Zhang : un mélange de force, de détermination et de gentillesse, de simplicité, d’humilité.

Zhang Zhang at Opera Garnier

Quelle est votre foi aujourd’hui ?

Je crois que tous les humains ont un instinct de foi. Nous avons besoin de croire en quelque chose d’autre qui est au-delà de ce que nous pouvons voir et toucher. Je n’ai pas été élevée dans la religion, mais j’ai du respect pour toutes les fois qui encouragent les gens à devenir plus équilibrés dans leur vie, quel que soit l’endroit où ils vivent et celui d’où ils viennent.

J’ai la foi en la capacité de l’humanité à créer la beauté. Et en dépit de toute la destruction que nous avons causée les uns aux autres et à la nature, je crois encore que l’on peut survivre à nos propres faiblesses. Mais nous devons participer activement pour aider notre société à atteindre un futur meilleur. Tout le monde peut faire la différence vers le mieux.

ZhangZhang photo with Turtle 2

En profondeur, qu’est-ce qui vous motive dans la musique ?

La musique et toutes les formes d’art sont la célébration ultime de la vie pour l’humanité, le meilleur hommage à la beauté et à la vie, à la nature et à tout ce qui est bon en nous.

En vieillissant, je suis de plus en plus convaincue que si en tant qu’humain nous passions plus de temps et d’attention à nous immerger dans l’art, que ce soit la musique, la peinture, la littérature, la poésie, la dans, etc., quelle qu’en soit la tradition, européenne, asiatique, africaine, latine…, nous serions des êtres humains beaucoup plus équilibrés et le monde serait plus en paix.

Lire la totalité de l’article…REFLETS n°18 pages 74 à 79