REPONSE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : Polyculture végétale et Polyculture humaine

RÉPONSE AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE :

Polyculture végétale et Polyculture…humaine

 

 Pendant un an, Le CEFE et l’INRA ont cultivé sur 120 mini-parcelles, cinq espèces fourragères (luzerne, trèfle blanc, ray-grass, dactyle, fétuque). Des parcelles ont eu une seule plante en monoculture, d’autres les différentes plantes en polyculture, et ils ont fait varier la diversité génétique, certaines parcelles n’abritant qu’un seul type, d’autres plusieurs génotypes. Certaines parcelles n’ont pas reçu d’eau autre que les pluies, pour vérifier le comportement des plantes en situation de sécheresse.

Les résultats qui viennent d’être publiés dans la revue Nature plants montrent sans ambiguïté que les polycultures ont eu, en moyenne, un rendement meilleur que les monocultures, surtout en condition de sécheresse. La biodiversité génétique apporte un second enseignement : « Les parcelles contenant dix génotypes différents pour une seule espèce, au lieu d’un seul, ont présenté une meilleure stabilité de rendement d’une année sur l’autre. »

Les plantes se partagent les ressources en eau et nutriment.

« Ce résultat s’explique par le comportement des plantes entre elles. Dans les parcelles en polycultures, les plantes n’extraient pas l’eau et les nutriments à la même profondeur dans le sol, leurs racines étant extrêmement différentes. Il y a donc une meilleure répartition de la ressource disponible. Le rendement plus stable avec un nombre de génotypes plus important s’explique par les capacités individuelles de résistance de chaque individu, ce qui augmente les chances qu’au moins une partie de la population soit moins affectée par le manque d’eau. Avec un seul génotype, la totalité des plantes souffre en même temps. »

(http://www.sciencesetavenir.fr, article de Loïc CHOVEAUX, 18 juin 2015)

Et si on remplaçait le mot « plante » par le mot « homme », le mot « parcelle » par le mot « pays », le mot « génotype » par le mot « origine », le mot « sécheresse » par le mot « crise », alors nous aurions l’explication simple qu’il est meilleur pour l’ensemble d’un pays d’avoir une diversité d’humains d’origines différentes, afin de mieux résister aux crises que nous traversons. Il y aurait une meilleure répartition des ressources disponibles. Donc la solution n’est pas de rester entre nous, dans un pays dont les frontières resteraient fermées en cas de crise, mais d’accueillir des hommes et des femmes d’origines différentes afin de mieux passer nos épreuves.

Alors réécrivons le texte :

« Ce résultat s’explique par le comportement des Hommes entre eux. Dans les pays en polycultures, les Hommes n’extraient pas leurs émotions et sentiments à la même profondeur, leurs racines étant extrêmement différentes. Il y a donc une meilleure répartition des émotions et sentiments disponibles. La créativité plus stable, avec un nombre d’origines plus important, s’explique par les capacités individuelles d’acception de chaque individu, ce qui augmente les chances qu’au moins une partie de la population soit moins affectée par la crise. Avec une seule Culture, la totalité des hommes souffre en même temps. »

Maxime Mocquant