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LIBERTÉ : DE QUOI PARLE-T-ON ?

 


Christian Roesch

Maintenant entré dans cette tranche d’âge qu’est la vieillesse, le concept de liberté m’apparaît plus simple, comme si j’en avais fait presque le tour. Plus jeune, je n’en voyais qu’une partie, celle qui émerge au-dehors. Frais émoulu de la faculté, avec le droit de vote, des conquêtes féminines, la liberté pour ce jeune adulte signifie la liberté individuelle de faire ce qu’il a envie : s’installer où il veut, voter pour qui il veut, épouser qui il veut. La liberté est celle du vouloir.

Pourtant assez rapidement, il s’aperçoit que cette liberté est entravée par la société, même si les limites sont constamment repoussées (le mariage homosexuel, par exemple). Obligations, contraintes, sanctions délimitent le cadre hors duquel il est difficile de subsister. Chaque nation, et à l’intérieur chaque groupe (social, professionnel, familial, etc.), définit l’espace de liberté. La lutte sociale et politique pour la liberté consiste à déplacer les bornes précédentes.

Puis la crise de la quarantaine met en relief chez cet homme les souffrances personnelles, amenant à un travail sur soi dans la voie Artas 1. Quelle surprise de découvrir que les ressentiments – même sociétaux – proviennent de notre histoire personnelle ! Explication : à l’âge de 30 ans, il est un ardent défenseur de la liberté vaccinale, actif au sein de la Ligue Pour la Liberté des Vaccinations. Sa soif de liberté concernant la gestion de sa santé et cet engagement associatif proviennent des problèmes vécus dans la toute petite enfance.

À cette époque, le vaccin DTTAB se fait dans les huit jours après la naissance, avant la sortie de la  maternité. Le bébé se sent arraché de sa mère quand on l’emmène pour cette piqûre qui a lieu au milieu  du dos. L’effet conjugué de la douleur et de la peur  le fait cambrer comme les bébés atteints de tétanos  ombilical. Il a l’impression qu’on va le tuer. Étrange  ce sentiment, jusqu’à ce qu’il découvre, grâce à la  psychanalyse corporelle 2, qu’il a été sujet d’une tentative d’avortement par aiguilles l’atteignant précisément dans le dos 3. Depuis, l’idée de vaccin est associée à celle de tentative de meurtre. Et puis encore plus surprenant, ce travail sur le passé lui permet de s’apercevoir que chaque décision, même minime, est conditionnée par son histoire. Du choix de la couleur de sa voiture à sa répulsion pour les navets, ou encore au plaisir de manger des carottes, tout est analogie avec des moments-clés de son histoire, depuis la naissance
jusqu’à l’adolescence. Rien n’y échappe : ni le bulletin de vote ni le choix du conjoint.

1. www.artas.org
2. Bernard Montaud, Laisse parler ton corps, éd. Eyrolles.

Pour lire l’article en entier REFLETS n° 33 pages 40 et 41

La dette mondiale, syndrome de l’humanité malade

La dette mondiale,
syndrome de l’humanité malade

Alain Pamart

L’endettement mondial cache une tyrannie déposée en l’homme, la recherche du meilleur profit pour soi et d’un mécanisme simple à sa portée, un enrichissement grâce à l’argent qui n’est pas le sien, masquant la domination sur les plus faibles que soi. Sans recul sur lui-même et sans auto-critique de ses moteurs profonds, nos financiers et maîtres d’industrie, pour ne citer qu’eux, s’engouffrent dans une course à l’échalote consistant à vouloir toujours plus, et surtout plus que son voisin. Alors que l’empilement de l’avoir s’opère, une autre spirale se met en place, celle de l’inquiétude croissante de perdre, alimentant à son tour un redoublement du vouloir encore plus. Heureusement, en l’homme est déposée aussi une nature généreuse, altruiste. Parviendra- t-elle à s’imposer avant la catastrophe prédictible.

L’endettement, réponse mécanique de l’insatiable de l’humain ?
Quel est donc le lien entre l’escalade du toujours plus et l’enchaînement d’un endettement toujours croissant ? Le terme technique « effet de levier » en est le maître mot. Concrètement, grâce au crédit obtenu du système bancaire, tout investisseur escompte obtenir, au-delà de la meilleure rentabilité de l’opération en elle-même, un rendement décuplé de sa mise de fonds propres. Ainsi verra-t-il son patrimoine s’accroître de manière exponentielle au regard de ses finances personnelles.
Ce processus d’adossement, finances personnelles et finances empruntées, autoalimente mécaniquement un cycle ininterrompu : expansion économique et endettement toujours en hausse.

L’endettement des entreprises et des ménages
Nous vivons une époque d’argent facile où l’emprunt est copieusement distribué avec des emprunteurs toujours plus prompts à s’endetter. L’endettement des entreprises et des ménages est un segment cardinal de la fluctuation des marchés avec sa résultante directe, une hausse attendue du niveau macroéconomique des États. Là se conjuguent à l’évidence les intérêts tant privés que publics. Les banques commerciales, face à l’engouement d’emprunts toujours croissants, y mettent-elles un frein avisé et sain, ne serait-ce qu’en raison de leur surface financière découlant de leurs dépôts et de leur patrimoine ?
Si ces dernières sont soumises, par la puissance publique, à une limite d’octroi de prêts, appelée taux de réserve, faut-il encore souligner que ce taux est particulièrement souple puisque plafonné à six fois leur niveau de monnaie centrale. Elles disposent de surcroît d’une faculté de contracter des avances de trésorerie auprès des banques centrales, nommées réserves fractionnaires.
Force est donc de constater qu’elles disposent d’une marge de manœuvre très largement étendue. Sans étonnement, elles l’utilisent amplement en contribuant directement à l’évolution de leur chiffre d’affaires, à l’accroissement de leurs rétributions, et en bout de chaîne, aux bénéfices et à leur redistribution aux actionnaires.

L’endettement mondial des États
Trois paramètres interviennent pour l’endettement des États.
Leur premier objectif est d’équilibrer les comptes publics avec, pour solution extrême (aujourd’hui récurrente), le recours à l’emprunt en cas d’insuffisance de recettes.
Leur deuxième objectif est d’assurer la meilleure économie possible pour engendrer de nouvelles recettes, rejoignant ainsi celui des acteurs privés et donc du secteur bancaire, d’où il résulte, sinon une connivence, une convergence tacite d’intérêts.
Le troisième paramètre consiste en une dépendance des États pour se financer en cas d’impasses budgétaires. En effet, les États dans leur ensemble ne disposent plus du recours à leur banque centrale mais à celui des marchés financiers, et notamment auprès des banques privées commerciales.
Tel est d’ailleurs la situation de la France depuis 2007 en tant que membre de l’UE. La Banque de France comme toutes les banques centrales ont ainsi perdu ce rôle de financeur, n’ayant aujourd’hui d’autre rôle qu’une simple mission de régulation.

L’enchevêtrement inégalitaire de la démocratie et du marché
Bien peu nombreux sont nos dirigeants politiques qui semblent véritablement se soucier de la vraie dimension que constitue la dépendance des États, puissances publiques vis-à-vis des marchés ; en d’autres termes, en confrontation directe avec les acteurs privés économiques de dimension supranationale, grandes entreprises et grands argentiers. L’endettement des États dans le monde est devenu endémique. La France n’y échappe pas avec aujourd’hui un niveau proche de son P.I.B. ; beaucoup d’autres en sont bien au-delà, notamment le Japon, de l’ordre de 240 %.

La caracole des emprunteurs et des créanciers sur le même bateau
Il semble opportun d’énoncer deux observations :
– un endettement bien choisi et géré est le gage d’un accroissement de rentabilité, facteur de remboursement, lui-même « générateur » d’un phénomène d’enchaînement ;
– un endettement même important est théoriquement indolore s’il n’est pas sanctionné par le marché ou s’il est assorti d’un taux d’intérêt particulièrement modique.
Ces deux observations dans le contexte présent conjuguent leur pesant d’or… tout au moins dans l’immédiat.

(…)

Pour lire l’article en entier REFLETS n° 33 pages 18 à 21

Les pollutions environnementales

Dominique Eraud est spécialisée  en médecines « écologiques »  dites aussi alternatives  (acupuncture, phytothérapie,  nutritionniste). Membre fondateur  des colloques Écomédecines,  elle est la fondatrice et présidente  de la CNMSE (Coordination  Nationale Médicale Santé Environnement). Très sensible aux  maladies environnementales qui  se développent de plus en plus, elle propose ici de nous alerter sur les différentes pollutions qui en sont responsables.

TOUT D’ABORD QUELQUES CHIFFRES…

Les maladies environnementales, émergentes ou liées  à notre civilisation, représentent :
− 84 % des dépenses de santé ;
− 24 millions de personnes ;
− 92 % des affections de longue durée.

Mes études de médecine ne m’ont pas appris à  questionner les patients sur leur lieu d’habitation  par exemple. Vivre à proximité d’un incinérateur,  d’une antenne-relais ou d’une centrale nucléaire  a des incidences sur notre santé. Ces polluants  dérangent les réactions biochimiques habituelles en  les accélérant, en les ralentissant ou en les bloquant.

Il me paraît par conséquent indispensable de créer  des consultations de « médecine environnementale »  pour identifier les patients qui en sont atteints et que  ceux-ci soient reconnus et indemnisés comme tels.

Selon la conférence d’Helsinki de 1994, la définition  de la santé environnementale se définit ainsi :
« La santé environnementale comprend les aspects  de la santé humaine (y compris la qualité de la vie)  qui sont déterminés par les facteurs physiques,  chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et  esthétiques de notre environnement. »

IL EXISTE PLUSIEURS TYPES   DE POLLUTIONS 

La pollution par les ondes

Antennes-relais téléphoniques, téléphones portables,  irradiations nucléaires, médecine nucléaire… : des  études, l’une publiée dans la revue JAM 1 (juin 2012),  l’autre dans The Lancet 2 (août 2012) rappellent que  « le risque faible est un risque réel, qui augmente avec  la multiplication des examens irradiants. »
La question à se poser est celle du bénéfice par  rapport au risque : il est préférable d’éviter les  radiographies dont l’utilité est discutable car ces  examens répétés déclenchent des inflammations qui  seront le lit du cancer.
Il existe des remèdes en homéopathie et  phytothérapie qui minimisent les effets secondaires :  iodum, radium bromatum, uranium nitricum ; le  gingko biloba, l’argile verte, le miso, les algues, etc.

La pollution par les médicaments

Les antibiotiques, en particulier, agissent aussi en  détruisant la flore intestinale et en modifiant la  sécrétion biliaire, qu’il s’agisse de ceux prescrits  ou de ceux contenus dans les aliments comme  la viande, les œufs, les laitages. Alors se pose la  question de l’alimentation des animaux !! L’industrie  pharmaceutique contribue à cette pollution par la  fabrication de médicaments à base de pétrochimie,  entraînant la pollution de l’air et de l’eau et par  le déversement des déchets des hôpitaux et des  cliniques.
Il reste la problématique des médicaments périmés  ou non-utilisés, et n’oublions pas nos propres  déchets : urines, selles, etc.

La pollution par les métaux

Certains métaux lourds comme le cadmium, le  plomb, le mercure et d’autres comme le nickel,  le chrome, l’aluminium sont des polluants  fréquemment présents dans notre environnement :  gaz d’échappement, fumée de tabac, aliments, eau, vaccins, amalgames dentaires… ; il existe là aussi  quelques remèdes pour les neutraliser et pour libérer  l’organisme de ces métaux, comme des drainages à  base de jus de bouleau, d’argile verte, d’artichaut,  de radis noir ou encore grâce au Bol d’Air Jacquier,  appareil qui empêche le monoxyde de carbone de  pénétrer dans l’organisme.

 Pour lire l’article en entier REFLETS n° 33 pages 36 à 38

La 5G : technologie magique ou diabolique ?

 La 5G : technologie magique ou diabolique ?

Marie-Dominique Mutarelli

La 5G est la plus grande innovation dans le domaine du sans-fil depuis la toute première génération de portables. Que recouvre ce sigle ? Il désigne la cinquième génération de développement des réseaux de communication sans fil. Dans les années 80, la 1G permettait de simples appels sans fil. Puis, dans les années 90, avec la 2G, les SMS se sont multipliés. Les années 2000 ont vu l’expansion de l’Internet avec la 3G et les années 2010, l’Internet ultrarapide avec la 4G.

La technologie 5G est indispensable à toutes les innovations en cours de développement annoncées récemment : la voiture autonome, la réalité virtuelle, les opérations chirurgicales à distance et bien d’autres applications… Ses supporters voient dans cette innovation la première pierre d’un monde très différent au potentiel quasiment illimité, annonçant un futur dans lequel les objets communiqueront entre eux. La 5G constitue en effet l’ossature de l’Internet des objets (IOT), une industrie en plein essor qui ouvre des marchés qui se comptent en dizaines de milliards. Pour servir cette technologie, des puces informatiques seront intégrées à tous les objets du quotidien pour leur permettre de se connecter entre eux. Tout ce que nous utilisons chaque jour, depuis les réfrigérateurs et les machines à laver jusqu’aux cartons de lait, en passant par les brosses à cheveux et les couches pour bébés, contiendra des antennes et des micropuces et sera connecté sans fil à l’Internet. Toute personne sur terre aura accès instantanément à des communications sans fil à très haut débit et à faible latence, et ce dans les coins les plus reculés de la planète.

À entendre ce que promet cette technologie, nous allons vivre dans un monde devenu magique elle sera la fée. Un monde merveilleux s’annonce où nos instruments du quotidien devenus autonomes feront tout sans que nous ayons besoin d’intervenir, anticipant nos moindres désirs. Un changement sociétal sans précédent est ainsi attendu avec l’apparition des maisons « intelligentes », des entreprises « intelligentes », des autoroutes « intelligentes », des villes « intelligentes » et des voitures autonomes. Selon les estimations, 200 milliards d’objets émetteurs seront reliés à l’Internet d’ici 2020.

Pour les investisseurs, la 5G représente un gâteau de 582 milliards de dollars à se partager d’ici 2026 avec le financement du développement des réseaux et de leurs infrastructures, et la nécessaire multiplication des antennes. Pour gérer la 4G, 200 000 nouvelles tours cellulaires ont été installées aux États-Unis. Selon les pronostics, il en faudra 300 000 de plus pour la 5G. Presque à chaque coin de rue !

Le retour sur investissement attendu fait que tous les États avancent à marche forcée, avec l’appui des compagnies d’électricité ou de télécommunications, ou encore de l’industrie militaire, pour que la mise en œuvre de la 5G au sol soit achevée dans deux ans, avec la pose de minuscules antennes-relais tous les cent mètres. Dans l’espace, 20 000 nouveaux satellites couvriront les moindres recoins de la terre de fréquences proches de celles des radars, dont les effets néfastes sur la santé sont pourtant déjà connus. Dans ce contexte, aucun espoir d’échapper aux transmissions surpuissantes de faisceaux à rayonnement hyperfréquence intense, qui pourront se chevaucher et nous traverser au passage.

Mais le 17 septembre 2018, un groupe de scientifiques internationaux a lancé sur l’Internet un appel circonstancié contre le développement de la 5G. Ils y dénoncent les dangers de cette technologie, considérant que son déploiement revient à mener des expériences sur les êtres humains et l’environnement, ce qui, en droit international, est considéré comme un crime. Ils réclament l’arrêt de l’expansion de la technologie sans fil et l’adoption d’un moratoire pour toute nouvelle station de base. En effet la 5G va entraîner une augmentation considérable de l’exposition aux rayonnements de radiofréquence, qui s’ajouteront à ceux des réseaux de télécommunications déjà en place. Or nous avons déjà la preuve de leurs effets nocifs pour les êtres humains et l’environnement. Pourtant, loin de tenir compte de ces avis alarmants et de prendre des mesures de santé publique, les gouvernants allègent les règles de sécurité et s’activent à déployer la 5G sur la terre entière. Si ces plans de déploiement se concrétisent, pas un être humain , mammifère, oiseau, insecte ou brin d’herbe sur terre, où qu’il se trouve, ne pourra se soustraire à une exposition, 24 heures sur 24 et 365 jours par an, à des niveaux de rayonnement de radiofréquence des dizaines voire des centaines de fois supérieurs à ceux connus aujourd’hui. Avec des risques d’effets graves et irréversibles sur les êtres humains et de dommages permanents dans tous les écosystèmes terrestres.

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Pour lire l’article en entier REFLETS n° 33 pages 6 à 8

L’Affaire du siècle : un recours en justice pour sauver la planète

L’ Affaire du siècle : un recours en justice pour sauver la planète

Marie-Dominique Mutarelli


Du nord au sud de la France, comme partout dans le monde à des degrés divers, les impacts du réchauffement climatique sont visibles et affectent déjà le quotidien de tous : montée des eaux, fonte des glaces, tempêtes, sécheresses ou inondations dévastatrices, disparition des espèces animales et végétales. Ils menacent à court terme notre mode de vie. En octobre 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) exposait les conséquences dramatiques d’un réchauffement des températures dépassant de 1,5 °C les niveaux préindustriels, mais l’électrochoc de leur état des lieux n’a eu aucun effet sur la sphère politique, notamment française. La dernière COP 24 en a été l’illustration désolante.
Pour faire bouger les choses au nom de l’intérêt général, quatre associations ont donc décidé de porter devant un tribunal ce qu’elles ont appelé  l’Affaire du siècle » ; il s’agit de la Fondation pour la nature et l’homme (FNH), Notre affaire à tous, Oxfam France et Greenpeace France. Plus de 2,2 millions de signatures ont répondu à leur appel à signer une pétition. Fortes de ce soutien massif, elles ont assigné l’État français en justice pour son inaction face au changement climatique et pour le non-respect de ses obligations internationales, européennes et françaises en la matière.

Il incombe en effet à chaque État de mettre en œuvre des mesures efficaces pour lutter contre cette situation tragique, tout en garantissant la justice sociale : réduire la dépendance au pétrole ; fournir des alternatives en matière de transport ; investir dans la rénovation des logements ; promouvoir l’usage des énergies renouvelables, en abandonnant le recours aux énergies fossiles et nucléaire ; instaurer l’accès de tous à une alimentation suffisante, saine et de qualité ; garantir un revenu décent pour les agriculteurs et lutter contre la déforestation. Toutes mesures indispensables pour contrer l’évolution du climat à la hausse. Pourtant, ce qui a été mis en œuvre à ce jour est totalement insuffisant.
Devant cette inaction des pouvoirs publics, partout à travers le monde, des citoyennes et citoyens choisissent ainsi de saisir la justice pour que leurs droits fondamentaux soient enfin garantis face aux changements du climat, avec des résultats positifs à l’appui. Aux Pays-Bas, en Colombie, au Pakistan, des décisions de justice ont déjà donné raison aux requêtes citoyennes et eu un effet contraignant sur les décisions des États. « Le recours L’Affaire du siècle s’inscrit dans une série d’un millier de contentieux climatiques qui émergent dans le monde » précisait Marine Denis de Notre affaire à tous, lors de la conférence de presse du 14 mars. L’absence de politique contraignante en matière d’écologie oblige les citoyens et les associations à envisager les tribunaux comme une alternative. En Belgique, au Danemark, les mobilisations ont déjà donné des résultats, avec de nouveaux textes de loi en faveur du respect de l’Accord de Paris, aujourd’hui à l’étude dans les parlements. Selon le même principe, le maire EELV de Grande-Synthe, Damien Carême, a engagé, au nom de sa commune, un recours gracieux contre l’État pour « inaction en matière de lutte contre le changement climatique » : sa ville est en effet directement menacée par la montée du niveau de la mer.
En France, la procédure judiciaire initiée par les ONG de « l’Affaire du siècle » a d’abord donné lieu à l’envoi, en décembre 2018, d’une demande préalable en carence fautive adressée au président de la République, au Premier ministre et à vingt-deux ministres, étape obligatoire avant la saisine du juge. Cette procédure vise à sanctionner l’inertie de l’Administration alors même qu’elle est tenue d’agir. Cette obligation à agir est inscrite dans les textes de la Constitution française, de la Convention européenne des droits de l’homme, et dans les normes et engagements pris par la France sur les plans international, européen ou national (loi Grenelle, loi pour la transition énergétique…).

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Pour lire l’article en entier, Reflets n° 32 pages 7 à 8

Dialogue essentiel avec Bernard Montaud

Le Dialogue Essentiel :
un dialogue avec l’Ange, avec le Christ et avec Dieu

Bernard Montaud

 

Bernard Montaud est l’auteur de plus d’une quinzaine d’ouvrages témoignant de son expérience intérieure. En 1983, il crée l’association Artas, un mouvement spirituel pratiquant le dialogue inspiré transmis par Gitta Mallasz dont il a été le compagnon de route. Il n’a de cesse de perpétuer et d’amplifier l’enseignement qu’il a reçu auprès d’elle.
Bernard Montaud a fondé la psychanalyse corporelle il y a plus de trente ans. Il développe actuellement une psychanalyse corporelle du présent et du futur pour aider plus efficacement encore tous ceux qui cheminent dans la quête du meilleur d’eux-mêmes. [1]
Il est un fervent défenseur de la vie spirituelle et de la foi sous toutes ses formes.   www.bernardmontaud.org

Comme il est évident, pour moi qui ai vécu auprès de Gitta Mallasz, que le Dialogue Essentiel commence avec le dialogue avec l’ange qui conduit au dialogue avec le Christ qui à son tour nous ouvre le dialogue avec Dieu, son Père. Et ce n’est pas un hasard si l’espèce humaine se réveille soudain à ces trois Dialogues Essentiels, tant il faut du Dialogue Essentiel vrai en face de la profusion des dialogues superficiels que notre modernité produit chaque jour. Il va bien falloir que nous préservions le « parler pour dire quelque chose » en face de tout ce « parler pour ne rien dire » ! Il y va de la survie de la parole, cet attribut majeur de l’espèce humaine qui risque de devenir seulement ce qui fait du bruit au lieu d’être ce qui fait du sens.

En 1945, Gitta ne pouvait prévoir ni la modernité d’aujourd’hui ni l’actualité des Dialogues Essentiels qui vont devenir un enjeu de plus en plus vital dans le futur. Les années 2000 ont produit une invasion d’appareils informatiques en tout genre : iPhone, iPad, ordinateurs, etc. Et nous voilà encerclés d’images, d’informations, de messages incessants, et tout cela seulement pour savoir où l’on est et ce que l’on fait ! Nous entrons dans le règne du parler pour ne rien dire, celui des informations permanentes, et nous voilà saoulés d’images et de bruit ! L’homme ne le sait pas encore, mais demain, son intelligence et sa mémoire seront reléguées dans tous ses appareils. Que deviendra cet humain dont l’activité cérébrale va considérablement se réduire, s’il ne développe pas d’autres activités psychiques que les machines ne pourront jamais lui prendre ?

En face de l’invasion des images extérieures, il faut répondre par des images intérieures produites par le Dialogue Essentiel

Va-t-il devenir un homme hébété, pris en otage par cette invasion d’images et d’informations extérieures qui accapareront peu à peu toute son existence ? Va-t-il devenir un véritable esclave d’une addiction informatique produisant une vie par procuration dont il n’aura même pas conscience ? Ou bien va-t-il tenter d’être un Homme habité, quand, ayant cédé son intelligence et sa mémoire aux machines, il se consacrera à une nouvelle activité cérébrale : la fonction inspirée ? Allons-nous vraiment comprendre qu’en face de l’invasion des images extérieures, il faut répondre par des images intérieures produites par ces trois Dialogues Essentiels ? Il s’agit assurément d’une guerre sournoise où l’homme joue sa santé mentale contre la folie. Il s’agit aussi d’un monde informatique produisant une fabuleuse opportunité nous propulsant vers une vie intérieure bien plus puissante, ou alors d’un incroyable gâchis nous invitant à la fin de toute vie intérieure. Car en soi, le développement de l’informatique n’est ni le bien ni le mal, mais seulement un inévitable rendez-vous historique.

Tout cela, Gitta Mallasz ne pouvait pas le savoir au moment où elle nous enseignait les subtilités de l’expérience du dialogue avec l’ange, tant à cette époque la modernité n’avait pas encore produit l’addiction informatique. Notre bonne santé intellectuelle passera par là dans le futur : serons-nous capables d’opposer à la profusion d’images et de mots extérieurs un gisement d’images et de mots intérieurs que seule la vie spirituelle pourra nous offrir ? L’homme aura de plus en plus besoin d’une vie inspirée pour le protéger de son addiction informatique. Et il aura alors de plus en plus besoin d’une vie spirituelle pour le conduire aux trois Dialogues Essentiels. Voilà bien l’incroyable importance de cette nouvelle manie humaine : apprendre à dialoguer avec son ange, seulement pour conserver la raison !

Le grand combat des temps à venir sera celui de la vie intérieure
reprenant tous ses droits sur la vie extérieure

Je sais, un tel discours prête à rire. Face à la modernité clinquante des robots et autres intelligences artificielles, nos petits dialogues essentiels paraissent très ringards ! Certes, aujourd’hui ce sont les « ni dieu ni maître » qui règnent, tous ceux qui manipulent nos addictions, tous ceux qui font les programmes qui peu à peu vont nous asservir, tous ceux qui connaissent déjà nos goûts et nos dégoûts mieux que nous-mêmes pour nous faire plus consommer, tous ceux qui nous mènent par le bout du nez à chaque instant par mille applications géniales qui simplifient tellement la vie. Alors la foi disparaît, et la vie spirituelle et religieuse devient ridicule. Toutes les images intérieures perdent leur pouvoir d’émerveillement face au déferlement des images extérieures qui font sans cesse le buzz pour nous étourdir. Avec les « ni dieu ni maître », soyons-en sûrs, l’homme augmenté le sera faussement au-dehors par toutes ses machines, ce qui n’aura rien à voir avec l’Homme augmenté au-dedans que seul le Dialogue Essentiel peut produire.

C’est ainsi : les « ni dieu ni maître » ont besoin de se croire plus libres sans la foi. Alors ils vont transférer la foi du dedans, la foi en Dieu, dans une foi informatique du dehors qui finira par asservir chacun de nous à la folie. Et le tour sera joué : nous serons tous perdants !

[1]. MONTAUD Bernard & Patricia, Dialoguer avec son ange Une voie spirituelle occidentale, éd. Editas.

Pour lire l’article en entier, Reflets n° 32 pages  37 à 40