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Au-delà du masque

Au-delà du masque

Alain Pamart

Chacun préfèrerait se dispenser du port du masque, manifestement vécu comme une contrainte. La conviction de son utilité, critère déterminant, appartient à chacun. Plusieurs soulignent cependant avec force que l’efficacité des gestes barrières, dont essentiellement le masque, ne deviendra réellement probante que s’ils sont observés par le plus grand nombre. Le port du masque peut concourir ou bien à conforter une vision plus anxiogène ou bien à être un moyen de se préserver efficacement. Les pouvoirs publics se trouvent devant une lourde tâche pour parvenir à convertir une fraction conséquente de la population. Là se joue le panel de la diversité de l’humain entre l’excessivement insouciant ou inquiet, ou l’exagérément irréfléchi ou prudent.
Cependant, on ne peut rayer d’un trait de plume ceux qui, après avoir mené une démarche équilibrée de discernement, considèrent comme anodin ou inopportun le port du masque, pour eux-mêmes et pour autrui. S’y adjoignent aussi ceux qui, pour certains réfléchis et pondérés, privilégient une politique plus libérale, reposant sur un civisme individuel et parental générant au final une immunisation suffisamment généralisée à faible coût sanitaire.
Verra-t-on, notamment en espace extérieur, un clivage ostensible, générateur de crispations ou d’agressivité, dans le port du masque ou son refus, attitudes qui traduisent pour les uns, sinon un acquiescement, une acceptation plus ou moins contrainte, et pour les autres un signe de désaveu tangible des mesures gouvernementales ?
La prudence est toujours de mise, car, quelles que soient les incertitudes levées, il en reste quelques-unes. Aussi espérons que les mesures présentes soient aujourd’hui le reflet de la médiation la plus opportune et non une stigmatisation inutile des uns ou des autres. Nonobstant les mesures coercitives des pouvoirs publics, considérons le port du masque, non comme une discipline de type militaire, mais plutôt comme une saine règle du jeu, la manifestation vertueuse d’une franche prévenance vis-à-vis d’autrui comme de nous-mêmes.

Le masque, facteur de présence à soi
Le port du masque présente cet avantage indéniable de constituer un outil anti-oubli pour les autres gestes barrières. Il induit indubitablement et de façon plus constante une attention à soi. Il peut être aussi un instrument d’introspection conduisant à mieux contenir son degré d’inquiétude, voire d’angoisse, et ainsi tempérer ou absoudre une possible source de méfiance de l’autre en tant que facteur potentiel de contamination.

Le visage, portail du vécu intérieur
Notre visage est sans conteste le lieu où convergent les attributs de notre personnalité. Par excellence s’y trouve déployée la partie émergée de nos perceptions, de nos émotions, de nos sentiments. Si la physionomie affichée est quelquefois délicate à déchiffrer, elle est le plus souvent source d’information non négligeable sur l’état d’esprit des interlocuteurs. S’y affichent, plus ou moins à notre corps défendant, la tristesse, la jovialité, la colère, la modération, l’impatience, le calme, la compréhension, l’incompréhension, le rejet, la compassion, etc., la liste est longue. Notre faciès est un facteur qui contribue largement à la consistance et à la loyauté de nos échanges relationnels.
Si nos paroles constituent la structure de base qui façonne l’architecture de nos propos échangés, nul doute que ce complément cardinal qu’est l’expression du visage participe à la qualité de leur réception : elle concourt largement à corroborer, affermir un échange plus vrai, plus sain, plus sincère ou, à l’inverse, un relationnel plus équivoque, plus tronqué, plus manoeuvrier. Le masque devient alors une sorte de verrou ou d’entrave à cette transparence réciproque.

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Pour lire l’article en entier, REFLETS n° 37 pages 15 à 16

La relation, base de la psychanalyse , Interview d’Elsa Godart

La relation, base de la psychanalyse

Interview d’Elsa Godart

Elsa Godart est une philosophe, psychanalyste et essayiste française. Auteure de nombreux ouvrages individuels et collectifs, dont La Psychanalyse va-t-elle disparaître ? chez Albin Michel, et de plus de quinze années de recherche rassemblées sous le titre Métamorphose des subjectivités, aux éditions Hermann, portant sur la conscience, l’inconscient et le virtuel. Jeune femme énergique et passionnée, elle répond à nos questions.

Que cherchent les personnes qui viennent vous voir ?
Elles cherchent à aller mieux ! La souffrance devient trop envahissante, et elles n’arrivent plus à vivre; cette souffrance doit s’arrêter. Les symptômes sont multiples, et elles ont besoin d’une aide extérieure.

Que leur offrez-vous ?
Elles ont besoin d’entendre que leur souffrance est comprise, reconnue. Mais attention : cela ne veut pas dire que cette souffrance est partagée. C’est la différence fondamentale entre empathie et compassion, ce qu’Edith Stein appelait Einfühlung. La relation de soin s’établit dans l’empathie, ce qui permet de garder une distance saine pour pouvoir accompagner la personne. « Je reconnais le vécu intérieur de l’autre sans pour autant le confondre avec le mien », rappelle Edith Stein. Une condition de cette libre parole est le don de quelque chose par le patient. Je définirais l’acte analytique comme la capacité de faire surgir le désir et de le transformer en liberté. Le psychanalyste ne peut être directif ni prendre de décision ; il doit permettre à la personne de conquérir davantage sa liberté. Il est fondamental de faire surgir son désir, et il est tout autant fondamental de ne pas se tromper de désir. Or voir clair en soi peut être le travail de plusieurs années.

Quand la cure prend-elle fin ?
Elle prend fin quand il y a une résolution, quand une vie normale peut reprendre, quand l’étau de la souffrance se desserre. La psychanalyse n’est pas une coquetterie du dimanche pour vieux grincheux : ce n’est ni une mode ni une prétention d’intelligence. Le symptôme doit avoir disparu sans s’être déplacé. Cela se termine quand le patient se sent mieux. À l’inverse, il peut y avoir le désir chez le patient de faire une pause ou de mettre fin à la cure, ce qui ne signifie pas pour autant que le travail est terminé. Il peut aussi y avoir un moment de rupture pour revenir plus tard.

Quelle est votre filiation, la spécificité de votre accompagnement psychanalytique et pourquoi avez-vous choisi ce courant plutôt qu’un autre ?
J’ai une formation lacanienne. Je suis une admiratrice de Freud que j’ai découvert à l’âge de onze ans. Un désir évident de travailler sur moi s’est imposé. Puis j’ai découvert la philosophie qui m’a permis de mettre des mots sur ma vision du monde. J’ai également eu la chance de faire des rencontres extraordinaires avec des maîtres qui m’ont formée et accompagnée, et dont j’ai beaucoup appris. Lacan est celui qui a combiné les champs de la psychiatrie et de la psychanalyse avec celui de la philosophie, ce qui était une évidence pour moi.

Sentez-vous des lacunes, des manques ou des évolutions possibles dans votre approche psychanalytique ?
Nous ne sommes pas dans une technique mais dans une relation. Comment pouvons-nous améliorer chacune des relations que nous avons, alors qu’elles sont toutes uniques et inédites ? Parfois, j’ai le sentiment que quelque chose m’a échappé, et c’est normal : nous sommes dans un mouvement continuel. Le cadre évolue, nous nous adaptons, car la relation en vaut la peine. Nous ne parlons pas d’erreur dans la relation, mais de rencontre.

Que manque-t-il à la psychanalyse pour qu’elle continue d’exister et d’évoluer ?
Plusieurs choses :
– un discours politique, trop faible même s’il existe ;
– que le référentiel de la psychanalyse soit plus largement diffusé dans les discours médiatiques ;
– s’attacher à des objets du contemporain, plutôt que répéter les discours du maître.

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Pour lire l’article en entier, REFLETS n° 37 pages 56 à 57

Le trésor caché de la souffrance humaine Interview de Gabriele Fonseca

Le trésor caché de la souffrance humaine

Interview de Gabriele Fonseca

Gabriele Fonseca, réalisateur italien né à Salento, vit et travaille à Milan depuis 1983. Il réalise des documentaires, des vidéoclips et des spots publicitaires. Depuis les années 2000, ses films sont particulièrement consacrés à tracer des portraits de personnalités du monde de l’art et de la culture. En 2009, sa maison de production Honoro film a produit un docufiction consacré au livre Dialogues avec l’ange transmis par Gitta Mallasz.

Quel est le propos du film ?
Lors des interviews pour le film Dialogues avec l’Ange, il y a quinze ans, j’avais brièvement assisté à une séance de psychanalyse corporelle : je suis resté choqué. Quand Bernard Montaud m’a appelé pour réaliser un film sur ce sujet, m’est immédiatement revenue à l’esprit l’image difficile de ce contact initial. Auparavant, je n’avais jamais vu des êtres humains laisser parler leur corps de manière consciente, sans être en état de transe ou hypnotisés. J’ai pu étudier et enregistrer ce processus pas à pas, de minute en minute.

Comment avez-vous vécu cette confrontation avec la psychanalyse corporelle et qu’en retirez-vous ?
Nous avons veillé à bien décrire les sept niveaux d’une séance jusqu’au fameux « champagne » qui est la clé de tout, le moment où faire la paix avec le bourreau devient une évidence, grâce au corps. Cette incroyable réconciliation avec soi et avec ceux qui nous ont fait le plus de mal me paraît la seule et unique solution aux problèmes actuels de l’humanité, non seulement entre les êtres humains, mais aussi avec la nature. C’est une paix avec le monde entier. J’admire et j’envie ceux qui ont entamé ce parcours.

Comment est construit votre film ?
Pour moi, cela a été une révélation de filmer, de documenter cette technique révolutionnaire. Seul Jung peut-être s’en était approché, mais son travail était plus proche de l’âme que du corps lui-même. J’ai introduit une partie du film sur l’épigénétique, cette science nouvelle qui explique comment les molécules, les cellules du corps sont influencées par le monde qui nous environne. On a découvert que dans l’ADN lui-même se fixent des mémoires, – différentes de nos souvenirs –, des expériences vécues par nos parents, nos grands-parents par exemple.

Quelle leçon tirez-vous de cette expérience ?
Le titre du film, La Révolution de la psychanalyse corporelle : le trésor caché de la souffrance humaine, m’est venu et m’a permis de comprendre le sens de tout cela : nos problèmes, nos traumatismes, nos difficultés existentielles sont en réalité nos grâces. Voilà le grand trésor de la misère humaine. Mais à quoi sert de prendre conscience de notre beauté intérieure, de nos grâces, si nous ne les mettons pas au service des autres en les aidant à découvrir leur propre beauté ? Et c’est beau de voir la manière dont le corps hurle cette vérité : tu es cela à l’intérieur de toi, tu dois l’accepter comme tes limites. Quand tu sauras t’en saisir, tu le verras avec les yeux de ton esprit – c’est le travail de verbalisation pendant le cercle –, alors tu découvriras qui tu es vraiment et comment le transformer. Ton corps t’a mis en face de ton histoire, de toute ta vie, d’évènements que tu avais oubliés. À toi de le transformer pour le rendre vivant.

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Pour lire l’article en entier REFLETS n° 37 pages 52 à 53

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L’e-sport : nouvelle conquête du numérique

L’e-sport : nouvelle conquête
du numérique

Christian Geniller

Jean-Paul est entraîneur de football en Auvergne-Rhône-Alpes depuis maintenant plus de quarante ans. En discutant ensemble sur l’évolution du sport dans notre société, il me fait part de sa stupéfaction sur un récent vécu. Par hasard il a surpris ses jeunes joueurs âgés de quatorze-quinze ans tous réunis autour d’une console jouant au jeu vidéo FIFA (du nom de la Fédération internationale de football), produit par EA sports, s’exprimant comme il ne l’avait jamais vu auparavant, même sur le terrain de football : « Ils étaient plus joyeux, plus enthousiastes, plus motivés que sur le gazon », me dit-il. Et il ajoute : « Mais où va-t-on ? Où va le monde ?

Comme Jean-Paul, nous sommes nombreux à ignorer la progression fulgurante de l’e-sport, le sport virtuel numérique.

Quand tout cela a-t-il démarré ?
Si l’histoire du jeu vidéo débute dans les années 1940, lorsque naît l’idée au sein des universités lors de recherches informatiques, les jeux vidéo ne sont connus du grand public qu’à partir des années 1970. L’essor du sport électronique – ou Esport, ou encore e-sport – commence à la fin des années 1980 avec les premiers jeux en réseau multi-joueurs, et à partir des années 1990 sur Internet. Au cours des années 2000 à 2010, l’e-sport acquiert de plus en plus de notoriété, et des tournois dotés de prix conséquents commencent à émerger sur la scène internationale. Selon la chaîne de télévision France 24 qui a consacré un reportage sur le sujet, le chiffre d’affaires de ce « phénomène » – reconnu comme véritable sport en 2016 par le CIO et en pourparlers pour intégrer le programme des futurs Jeux olympiques d’été – était d’un million de dollars en 2019, plus que la Formule 1. Avec 250 millions d’amateurs dans le monde, dont la moitié en Chine et aux USA, le nombre de spectateurs et téléspectateurs est impressionnant puisque 36 millions de personnes regardent la finale de la League of Legends en Corée du Sud, pays où tout a commencé, et où les joueurs, appelés gosu (maîtres), sont de véritables célébrités. En France, 7,3 millions de personnes âgées de plus de quinze ans ont déjà regardé une compétition e-sport, selon le dernier baromètre de France Esports et Médiamétrie. Axelle Lemaire, l’ex-secrétaire d’État chargée du Numérique et de l’Innovation, avait annoncé des mesures visant à favoriser l’expansion en France de ce sport émergent qui compte à ce jour 25 % de son marché mondial en Asie.

Quelles conséquences pour nos jeunes, pour le sport, pour la société ?
Dans le domaine public, des assises de l’e-sport ont été organisées conjointement avec le ministère de l’Économie et des Finances et celui des Sports. Datant du printemps 2019, la réunion a établi une feuille de route pour 2025 incluant « le développement d’une pratique e-sportive responsable et socialement valorisée » ainsi que la création d’une filière de formation permettant de structurer ce nouveau sport. En France, la Tony Parker Adéquat Academy basée à Lyon a ouvert récemment un cursus e-sport en association avec la Team LDLC. L’argent devenu roi coule à flots chez les éditeurs et les équipes professionnelles, attirant de plus en plus de jeunes. Ces derniers rêvent du statut de star que leur confère ce nouveau sport. Le magazine L’Équipe du 9 novembre 2019 consacre pour la première fois sa une au double champion du monde sur dota 2, Sébastien Debs, vingt-sept ans. Dans une interview croisée avec sa maman Corine, il raconte avec beaucoup de transparence son histoire ; et comment, âgé de quatorze ans, il s’est réfugié dans les jeux vidéo pour oublier son départ brutal du Liban, suite à l’invasion israélienne de 2006, et son rapatriement chez son oncle à Bordeaux. Malgré des études de commerce, Sébastien travaille désormais comme gamer, nom donné au joueur de jeux vidéo. L’entraînement et la pression des résultats est tellement forte qu’il connaît un burnout en 2016 après six ans de carrière et explique se sentir déconcerté devant les sommes d’argent reçues. Même si Corine ne le voit pas comme un sportif mais plutôt comme un intellectuel, Sébastien revendique son statut. Dextérité, temps de réaction, vigilance et précision, réflexion et patience, coordination d’équipe, telles sont les qualités principales requises pour devenir un excellent joueur, bien éloignées des vertus d’endurance, de force, de puissance musculaire de la majorité des sports les plus pratiqués, comme le football, le basket, le tennis ou encore le cyclisme.

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Pour lire l’article en entier, REFLETS n° 36 pages 19 à21

AIDER donne du sens à la vie

AIDER donne du sens à la vie

À la rencontre des fondateurs de l’association
Les amis de Roger McGowen, Pascal et Béatrice Bernard

Pascal Bernard et Béatrice, son épouse, habités par un besoin de donner du sens à leur existence, entendent parler de Roger lors d’une conférence donnée par Pierre Pradervand. Pilotes de ligne tous les deux, Pascal accompagne ensuite Pierre Pradervand et Bernard Montaud à Houston, puis il commence à correspondre avec Roger par courrier. Béatrice continue avec lui. Ils créent l’association Les amis de Roger McGowen.
Désormais, ils lui rendent visite une fois par mois. « Pas une fois, à chacune de nos rencontres, nous ne sommes repartis sans avoir appris quelque chose de la vie. Nous sommes devenus amis, il nous appelle sa famille blanche, c’est notre frère noir. »

Comment définiriez-vous Roger ?
La particularité de Roger est qu’il ne donne jamais de leçon, il est la leçon. C’est la personne la plus humble que nous connaissons. Il n’a qu’un moteur dans la vie, aider autour de lui et remercier pour tout ce qui lui est donné. Roger est un homme riche, un homme juste, un doux au sens biblique, un puissant, un seigneur au service de l’amour. Il est très peu affecté par la méchanceté de certaines personnes qui l’entourent, car il sait que c’est toujours la marque d’une souffrance intérieure. Il cherche plutôt le sens de chaque situation difficile rencontrée et dès qu’il le trouve, il s’en libère. Ce n’est pas toujours facile pour lui, mais il ne renonce jamais quel que soit le temps que cela peut lui prendre. Quand c’est très difficile pour nous, nous pensons à lui et, comme le lui suggérait sa grand-mère, nous suivons notre boussole intérieure, c’est-à-dire notre cœur qui doit nous guider dans toutes les situations.

Quelles actions menez-vous pour lui venir en aide ?
Nous cherchons chaque mois à apporter du sens à ce que nous vivons et nous trouvons ensemble des actions qui nous élèvent, lui comme nous. C’est ainsi par exemple que, face à la douleur de Roger en arrivant dans sa nouvelle prison de Wynne Unit où il découvre des hommes condamnés à la prison à vie et oubliés de tous, il nous est apparu qu’il était sans aucun doute dans cet endroit pour soulager la souffrance de ces hommes. Nous avons alors commencé par aider quatre de ses amis, nous avons permis à l’un d’eux de sortir de prison en lui fournissant un avocat, nous avons amélioré le quotidien des trois autres et surtout nous leur avons, avec l’aide de Roger, redonné un peu d’attention. Par la suite, l’association Les Roses Rouges Sur le Bitume (RRSB) a repris le flambeau, faisant de ces actions son fer de lance.
Nous organisons des conférences, des « apéros- Roger », pour le faire connaître et nous récoltons des dons pour financer les avocats qui continuent de chercher à prouver son innocence.

Bien-sûr, le souhait le plus cher de Pascal et Béatrice
est de voir Roger libre.

Ainsi il pourra rayonner encore plus à l’extérieur des prisons, et continuer à aider les détenus qu’il n’abandonnera jamais. Mais en attendant, l’essentiel est de poursuivre le soutien. « Ce qui est magnifique aujourd’hui, c’est que nous sommes de plus en plus nombreux autour de lui et de ses codétenus. Nous offrons ainsi à la vie une chance d’aller dans le sens du partage, de l’amitié, et du lien.

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LES AMIS DE ROGER MCGOWEN EN France www.rogermcgowen.fr/soutien-roger-mcgowen

Pour lire l’article en entier, REFLETS n° 36 pages 46 à 47