Tous les articles par Anita

Du Dialogue Essentiel À LA TÂCHE

Selon l’enseignement de Gitta Mallasz et de Bernard Montaud, le Dialogue Essentiel mène à la Tâche dont elle est la concrétisation.
Qu’est ce que la Tâche ? Le service à la vie qui couronne la phase active de l’existence, car il est l’application des qualités uniques déposées en chacun. Ces qualités ne sont autre que le retournement –par le Dialogue Essentiel– des misères qui constituent notre personnalité.
Ci dessous, quelques exemples de Tâches issues de cette filiation.

Marcher et Aimer, Alain Sicot

Pendant de nombreuses années, j’ai pratiqué l’Assise immobile dans l’association Artas, fondée par Bernard Montaud. Mes premières actions ont été de prendre la force de vie qui me manquait, et cela est passé par apprendre à écrire, à m’exprimer, à m’engager de plus en plus jusqu’à enseigner dans l’association Artas, puis dans
4 saisons-marche, l’association que j’ai fondée. Moi qui suis un ancien illettré mutique, il me faut trouver les mots qui me manquent, et seuls mes dialogues avec mon ange le rendent possible.

Aider les égarés, Ramon Junquera

Alors que j’étais un marginal, issu des cités, avec des problèmes d’addiction aux drogues, je rencontre Bernard Montaud qui me dit : « Suivre une voie spirituelle, c’est être un adulte responsable avec un métier assumant ta vie et celle de ta femme et de tes enfants. »
Je comprends alors qu’il faut une terre en ordre pour recevoir un ciel en ordre.
Grâce à ma relation avec cet homme et à l’enseignement reçu, je suis en mesure aujourd’hui d’accomplir ma Tâche en aidant ceux qui me ressemblent, c’est-à-dire les égarés, afin qu’ils retrouvent une vie juste et responsable et redeviennent des citoyens à part entière.  Le but consiste à redonner une noblesse à ceux qui ont perdu l’estime d’eux-mêmes et à faire la différence entre travailler sur soi et se doper. Progresser, c’est autre chose que transgresser. Le travail sur soi, c’est la véritable ivresse, bien différente de celle produite par des drogues.
Association A.D.D.I.C.T .(Accompagnement des dépendances individuelles consciemment transformées)
junqueraramon@gmail.com

Accompagner les mourants,  Colette Junquera

La maladie et la mort ayant fortement interpellé ma vie, j’ai fondé en 2011 une association d’entraide d’accompagnants de grands malades et de mourants.
La mort me faisait peur, au point de disparaître, dès qu’un proche était en fin de vie.
Et puis mon papa est tombé gravement malade. Aidée par mon mari et par l’amour spirituel qui m’unissait à Bernard Montaud, je suis parvenue à me dépasser pour aller à ses côtés.
Quelle chance ! Sans cette force spirituelle, je serais passée à côté d’une incroyable expérience d’amour avec ce papa mourant.
Depuis cette expérience fondatrice, la mort n’était plus source d’impuissance mais source de vie !
Et cela m’a été bien utile, quand, peu de temps plus tard, mon mari est tombé soudainement très gravement malade.
Là encore, mon chemin spirituel a été déterminant, et j’ai appris les lois essentielles de l’accompagnement d’un grand malade
AAMM (Association d’accompagnants de malades et de mourants)
junquera.colette@gmail.com 

REFLETS, un besoin de sens Christian Roesch

Sans le coup de main de l’ange – coup de pied, je dirais même – pas de Tâche.
Certes, de dialogues en actes, le chemin auprès de Bernard Montaud m’a préparé dans des compétences diverses : l’enseignement de la Psychologie nucléaire et des textes traditionnels, la responsabilité des « cahiers d’Artas »,  l’organisation d’un congrès de la spiritualité laïque (JISL).
Je m’étais fait le serment de commencer ma Tâche avant la retraite. Celle-ci approchait et je ne voyais toujours pas ce qui pouvait me faire changer de vie. Un accident de moto en sortant de mon cabinet de chirurgien-dentiste a tout fait basculer. Le dialogue le plus dense que j’ai expérimenté a décidé de la suite : dans la douleur du choc contre une voiture, le temps du cri servant à rester conscient, j’ai dû choisir : « Vas-tu en vouloir à ce conducteur et ça restera un accident ou vas-tu lui pardonner et c’est une autre vie qui t’est proposée ? » J’ai décidé de pardonner. J’ai dit OUI.

AER : Accompagnement Écriture Reflets
redaction@revue-reflets.org

Médecine des Actes, Jean-Patrick Chauvin

J’ai toujours eu ce sentiment que la médecine resterait « boiteuse » si l’on ne prenait en compte que la dimension visible de l’homme sans intégrer sa vie intérieure.
Un pas à pas premier de découverte de cette « vie intérieure » me conduit à rencontrer un homme – Bernard Montaud – qui vient de fonder une voie spirituelle de pratique des Dialogues Essentiels dans le concret de l’existence.
Il nous apprend à rencontrer notre vie intérieure à travers le corps s’affrontant à l’immobilité et au silence.
Au fil des années, je vais recevoir un double enseignement : une véritable « biologie de la vie intérieure » [1] et la pratique du dialogue intérieur.
Chaque jour, s’arrêter sur une petite douleur d’existence (physique ou psychique) ; chaque jour, s’entraîner à identifier la réalité de la souffrance intime ; chaque jour, apprendre à questionner et à mettre en pratique les réponses reçues.
Cela a été une première étape d’apprentissage de ce Dialogue Essentiel.
Puis assez « naturellement », ce sont mes douleurs de médecin qui sont venues sur le devant de la scène. Même jeu de questions-réponses, mais sur « ma » médecine ; ainsi pas à pas, s’est construite Médecine des Actes, issue de mes propres dialogues, intimement accompagnés au début de ceux de Bernard Montaud. Le fondement de Médecine des Actes verra le jour dans la construction d’une véritable « pédagogie » de la santé humaine.
[1]. MONTAUD Bernard & Coll., La Psychologie nucléaire Un accompagnement du vivant, éd. Éditas.

Chœur de Mamies, un jardin d’enfants défavorisés
Josiane Guillaume

                                                                                                                                                          Lors d’une rencontre avec la directrice adjointe d’une structure d’accueil aux SDF, je m’entends dire : « J’ai mal de ne servir à rien. Je sais que c’est ici que je peux aider et j’ai à découvrir qui et comment. »
Le service Urgence-Familles accueille des mères ayant subi des violences et leurs enfants. Je fais connaissance de l’éducateur de permanence, désabusé, qui me confie : « La structure fait tout pour aider les adultes à retrouver leur dignité, un toit et un travail, mais est démunie face aux enfants. Les mères arrivent après avoir subi des violences, et leurs enfants sont marqués par le drame. Ces femmes se sous-estiment, n’arrivent pas à communiquer avec les autres résidents et se terrent. Plus elles vont mal, plus leurs enfants vont mal. Si, prises de colère, elles usent de violence, nous sommes obligés de faire un rapport, et leurs enfants leur sont enlevés. »
Une intuition me traverse. Se superposent le point d’orgue de ma douleur de petite fille de trois ans, abandonnée dans un centre d’accueil, qui se sent une mal-aimée, désespérément seule, et l’évidence que je suis attendue pour fonder un jardin d’enfants pour les sortir du drame, leur donner de la tendresse et de la joie, réveiller leur sourire et offrir aux mamans un temps de liberté. Là est la réponse aux besoins de la structure et à mon besoin de servir mes pareils.
www.choeurdemamies.org

Pour lire les articles en entier, Reflets n° 32 pages 33 à 36

“A lire : Rétrospective du dialogue essentiel légué par Gitta Mallasz “

Dialogue essentiel : “l’héritage”

L’HÉRITAGE DE GITTA MALLASZ

Suite de :  rétrospective DU DIALOGUE ESSENTIEL

Sa disparition va accélérer notre propre croissance. Bernard écrit le récit de sa mort dans La Vie et la Mort de Gitta Mallasz. S’ensuit une tournée de conférences avec ses plus proches collaborateurs. Bernard n’aura de cesse de faire fructifier cet héritage, inventant encore de nouveaux outils et prolongeant l’enseignement des Dialogues par sa propre expérience. Tout comme les applications de nos smartphones répondent à nos multiples problèmes extérieurs, il crée des « applications » répondant à nos multiples problèmes intérieurs.

Année 2000. Les premières Tâches voient le jour.

Sous l’impulsion de Gitta puis de Bernard, je fonde moi aussi ma propre forme d’accompagnement des Dialogues en créant le « dialogue miroir » comme pratique de base ainsi qu’un « dialogue avec le corps ». Gitta m’a si souvent exhortée à profiter de ma simplicité pour rendre cette expérience plus accessible : « Invente des jeux qu’un enfant de quatre ans puisse comprendre, des jeux que l’ego ne va pas aimer, lui qui ne veut que des exercices spirituels difficiles. »

D’autres également inventent des outils : une aide aux malades avec la Médecine des Actes, une aide à ceux en proie à une addiction, un accompagnement des mourants, une revue pour une autre lecture de l’actualité, la marche où le dehors renvoie au-dedans.

Au-delà de l’aide humanitaire, la Tâche est ce qui nous oblige à nous dépasser continuellement. Elle nous pousse à vivre avec notre ange au quotidien parce que nous en avons un besoin vital. La Tâche, c’est aider ceux qui ont une misère comparable à la nôtre : parce que nous avons appris à marcher là où nous étions handicapés, quoi de plus normal que nous tendions à notre tour la main à ceux qui ont le même handicap.

Année 2006. Inauguration du Centre des amis de Gitta Mallasz

 

 

 

 

 

 

 

Artas se développant, nous devons quitter Tartaras. Gitta souhaite, pour les « précieux chercheurs » que nous sommes, un beau lieu pour que la beauté extérieure stimule notre beauté intérieure. Nous le trouvons, en 2002, au cœur de l’Indre.
Après moult travaux, l’inauguration du centre rassemblera 600 personnes : des maîtres spirituels de plusieurs traditions ou religions, des hommes politiques de la région, des artistes et bien sûr les membres de notre mouvement.

Autour du livre Dialogues avec l’ange, tant d’initiatives ont vu le jour ici et là ! Pourvu que nous soyons tous contagieux de nos différentes expériences et tolérants de celles des autres.
Notre particularité est notre filiation à Gitta Mallasz. C’est elle qui nous a faits, quoi de plus normal que notre centre où nous transmettons son enseignement porte son nom.
Portés par l’énergie de mon époux, nous réussissons à exaucer le vœu de Gitta : créer un lieu où vivent de concert le sacré et la fête. Un lieu de bonne vie !

En 2007, Gitta aurait eu cent ans. Nous avons fêté cet anniversaire autour de la sortie d’un film, réalisé par un producteur italien, retraçant toute l’histoire des Dialogues d’hier à aujourd’hui [1] .

La même année, je crée l’association Les Amis de Gitta Mallasz pour permettre à chacun de vivre ses propres dialogues. Je souffre que les gens ouvrent le livre des Dialogues, s’émerveillent et le referment, sans chercher à traduire ce qui les a touchés, sans avoir questionné leur ange, sans que rien ne change à leur vie.

En 2012, Gitta reçoit à titre posthume la médaille des « Justes parmi les nations » pour avoir sauvé une centaine de femmes juives pendant la guerre.

[1].  BANDIERA Giuletta et FONSECA Gabriele, Dialogues avec l’Ange, film documentaire.

Pour lire l’article en entier, Reflets n° 32 pages 30 à 32

Rétrospective DU DIALOGUE ESSENTIEL

LÉGUÉ PAR GITTA MALLASZ

PATRICIA MONTAUD

Patricia Montaud nous livre, en trois parties, l’historique du Dialogue Essentiel légué par Gitta Mallasz, depuis l’expérience fondatrice lors de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui.

Fondatrice de l’association Les Amis de Gitta Mallasz, Patricia Montaud retransmet l’enseignement du dialogue avec l’ange qu’elle a reçu auprès de Gitta. Elle est l’auteur avec son époux de La Vie et la mort de Gitta Mallasz et de Dialoguer avec son ange Une voie spirituelle occidentale. Ensemble ils témoignent d’un chemin accessible à tous ceux qui ont soif de trouver leur propre vérité. www.lesamisdegittamallasz.org   patriciamontaud.org

UNE EXPÉRIENCE ANCRÉE DANS L’HISTOIRE

ANNÉE 1943. UNE EXPÉRIENCE FONDATRICE… EN TEMPS DE GUERRE

Nous sommes en Hongrie : la guerre bat son plein… des milliers de juifs sont déportés… Au milieu de cette folie humaine, quatre amis cherchent le sens : « Comment est-ce possible que nous, les humains, en soyons arrivés là ? » Au lieu d’accuser des coupables au-dehors, ils vont chercher leur propre responsabilité au-dedans et faire le bilan de leur vie. Et parce qu’ils ont ce courage, ils vont réveiller cette vérité tapie en chacun de nous : « cette partie de nous qui sait » et qu’ils appelleront par la suite leur maître intérieur, leur ange.

LES QUATRE AMIS, QUI SONT-ILS ?

Hanna Dallos, Joseph Kreutzer son mari, Gitta Mallasz et Lili Strausz vivent une réussite professionnelle dans des métiers modernes. Ils sont graphiste, décorateur, professeur d’expression corporelle et designer. Et ils s’interrogent depuis longtemps sur l’évolution de l’homme ; ils ont lu et étudié les textes sacrés de différentes traditions. Hanna est à la fois la plus terre à terre, la plus intuitive et la plus exigeante dans cette recherche. Elle donne des cours de dessin où elle accompagne davantage la vie de ses élèves que leurs œuvres : « Je découvre ce que je dis au fur et à mesure que je leur parle, confiait elle à Gitta. Je vois leur intériorité comme si je lisais une radiographie. » Gitta est la fille d’un général de l’armée hongroise, championne de natation, au caractère indépendant et aventureux. Elle a connu Hanna lors de ses études d’art décoratif, et Lili dans ses cours d’expression corporelle. Joseph, l’époux de Hanna, est le plus secret et le plus discret des quatre amis, mais il est parfois celui qui comprend le mieux l’enseignement qu’ils reçoivent.

LA PREMIÈRE COMMUNAUTÉ

Assez rapidement, ils décident d’habiter ensemble dans une petite maison reculée à Budaliget, dans les environs de Budapest, et pendant dix-sept mois, ils vivent une véritable expérience fondatrice : quatre humains dialoguant avec leurs quatre anges dont Hanna se fait le porte-parole. Avec une soif grandissante, ils questionnent de plus en plus sincèrement et obtiennent des réponses éblouissantes de vérité.

       

Pour lire l’article en entier, Reflets n° 32 pages  23 à 25

La bonne santé humaine

Dr Jean-Patrick Chauvin

Le docteur Jean-Patrick Chauvin est médecin généraliste. Il est le fondateur de la Médecine des Actes qui pose les bases d’une médecine intégrant toutes les dimensions de l’être humain (le corps, l’âme et l’esprit). Il est l’auteur du livre Quand la maladie nous enseigne, aux éditions Josette Lyon.

Le monde de la santé vit des heures difficiles, nous invitant à nous interroger sur ce qu’est dans sa réalité et dans sa globalité la « bonne santé humaine », et sur sa conduite. Alors première question : est-il encore possible de parler de santé humaine si nous occultons une grande partie de l’être humain, à savoir sa vie intérieure ? Peut-on encore prétendre être en bonne santé, si nous gardons dans l’ignorance une si importante partie de nous-même ?

L’être humain est fait d’un corps, d’une âme, d’un esprit

À l’heure où se dessine un nouveau courant, celui de la médecine intégrative, qui tente de prendre en compte et de coordonner les apports des différentes médecines tout en ouvrant la porte à un souci de l’être humain de façon plus complète, il est sans aucun doute temps de s’interroger sur la prise en compte de l’être humain dans sa globalité et de la définition de la santé qui en découle.

L’être humain dans sa totalité est un être que l’on peut considérer comme tripartite, il est fait d’un corps, d’une âme et d’un esprit. Il est à la fois une forme de vie physique, psychique et spirituelle ou essentielle. Que peut-on entendre par là :
—Une dimension physique, celle du corps, des fonctions biologiques à l’œuvre. Elle est surtout héritée de notre passé collectif. Elle est celle que nous ont léguée les règnes précédents : le minéral, le végétal et l’animal. Le minéral fait que nous avons une épaisseur physique et une stabilité, mais aussi que nous sommes un ensemble de forces de vie. Le végétal a produit toutes les possibilités d’orientation, mais nous a aussi offert la capacité de croître ainsi que les fonctions biologiques telles que la nutrition et la sexualité. À l’animal, nous devons le fonctionnement « instinctif » de notre corps, l’instinct étant cette intelligence qui régente le bon fonctionnement de nos organes sans que nous ayons besoin de nous en occuper. Cette dimension physique contient aussi la mémoire des conquêtes du règne humain depuis que celui-ci est apparu sur terre.  Ainsi, nous naissons et nous existons dans une actualité de la vie humaine sur terre.
—Une dimension psychique, celle de l’âme humaine, qui anime la forme de vie que nous sommes. Elle est celle de notre histoire personnelle, celle de notre personnalité unique. C’est cette partie de nous-même agissant dans nos coulisses qui va gérer nos états émotionnels, nos goûts et nos dégoûts, nos attirances et nos répulsions, en bref tous nos états d’âme. Et depuis l’irruption de la « médecine psychosomatique », il est admis que ces états d’âme ont une réelle influence sur notre santé. Aujourd’hui, on peut affirmer qu’il y a une véritable concordance entre la manifestation physique de la maladie et une souffrance intime, même et surtout si celle-ci est « ignorée », non pas par désintérêt, mais par ignorance de cette partie de nous-même.

(…)

Pour lire l’article en entier, Reflets n 31 pages 52 et 53

MOURIR EN BONNE SANTÉ

 

Interview de Bernard Montaud

En 1982, Bernard Montaud fonde une technique d’investigation du subconscient qui est devenue la Psychanalyse Corporelle®. Cette recherche va le conduire à recomprendre l’intériorité humaine et à fonder la Psychologie Nucléaire®. En 1983, il crée l’association Artas, un mouvement spirituel dans la lignée du Dialogue Inspiré transmis par Gitta Mallasz dont il a été le compagnon de route. Auteur de plus d’une quinzaine d’ouvrages qui témoignent de son expérience intérieure, il est aujourd’hui un fervent défenseur de la vie spirituelle et de la foi sous toutes ses formes.   http://www.bernardmontaud.org

Si je pense du mal de moi, je me fais du mal, je fais du mal aux autres, et je fais du mal à la terre

Qu’est-ce que la vraie bonne santé ?

Je crois qu’il faut subdiviser la santé en trois parties. La première, c’est la bonne santé du corps qui correspond chez nous à la bonne santé de type animal, lorsque l’homéostasie de toutes nos fonctions est bien régulée, et que les différents paramètres de nos organes sont équilibrés. C’est la bonne santé animale, la bonne santé de type vétérinaire, je dirais.

La seconde, c’est la bonne santé psychique : sommes-nous dans une situation de confort ou d’inconfort permanent avec nous-même ? Et là, nous sommes déjà dans quelque chose qui est de l’ordre de la bonne santé humaine. C’est – et là, c’est le psychanalyste qui répond – à cause de nos traumatismes du passé : que nous avons une plus ou moins bonne relation avec nous-même ? Pensons-nous fréquemment du mal de nous-même ? Pensons-nous fréquemment du bien de nous-même ? Penser du mal de soi ou penser du mal des autres, ce n’est pas la bonne santé psychique. Penser du bien, c’est toujours de la bonne santé psychique. Donc un deuxième degré de bonne santé serait la bonne santé humaine : comment vis-tu avec toi-même ? Comment mieux vivre avec toi-même ?

La troisième est la bonne santé spirituelle, la bonne santé Essentielle : es-tu en train d’accomplir le meilleur de toi-même ? Es-tu en train de réussir ta vie ? Ou bien, es-tu  seulement un passage inutile sur terre ?

Je dirais donc qu’il y a ces trois dimensions dans la bonne santé :

– la bonne santé animale, celle du corps ;
– la bonne santé de l’homme, de sa psyché, de son esprit ;
– la bonne santé de l’homme de foi, du meilleur de l’homme.

Je pense en effet que la bonne santé, c’est d’arriver au meilleur de soi-même. Fondamentalement, l’espèce humaine devrait aller vers des modèles de sagesse, de sainteté, ceux qui incarnent le meilleur de l’homme, et qui n’ont rien à voir avec les idoles des médias. La bonne santé, c’est la sainteté humaine, c’est-à-dire la somme des trois bonnes santés, bien qu’on puisse être un saint et avoir une santé physique déplorable.

Voyez-vous une relation entre la bonne santé humaine et l’état de santé de la terre ?

Les problèmes majeurs rencontrés aujourd’hui sur terre sont dus uniquement au fait que l’espèce humaine n’est pas en équilibre avec elle-même. Qu’il s’agisse des processus de surpopulation, de l’augmentation de la température générale de la terre, de la pollution de la terre, de l’eau et de l’air, l’homme est mal avec lui-même. Il est par conséquent mal avec les autres et mal avec la terre. La mauvaise santé humaine est à la source de tous les problèmes de la terre. Nous avons passé un certain nombre de siècles à conquérir un confort extérieur ; nous arrivons aujourd’hui au bout de cette conquête.
Que nous manque-t-il aujourd’hui en Occident ? Rien. Et pourtant, nous ne sommes pas plus heureux qu’avant. Autre chose doit donc succéder à cette quête effrénée du confort extérieur, la conquête d’un confort intérieur : comment vis-tu avec toi-même ? Comment te supportes-tu ? Es-tu dans quelque chose qui est miséricordieux, reconnaissant, remerciant ? Ou es-tu dans quelque chose qui est méprisant, accusateur, blessant envers toi-même ? C’est cet inconfort fondamental dont l’espèce humaine va devoir s’occuper dans les prochains millénaires, parce que la source de toutes les pollutions, de tous les mensonges, c’est le mal que nous pensons de nous-même. Il n’y a rien de plus faux que ce mal-là. Toute cette boue centrale, qui part de nous-même, se diffuse dans la vie intérieure, et puis ensuite se répand sur les autres et sur la terre. Si je pense du mal de moi, je fais du mal aux autres, et je fais du mal à la terre.

(…)

Pour lire l’article en entier, Reflets n 31 pages 36 à 38

La terre et les hommes sont malades

 par Christian Geniller

Médecin homéopathe et acupuncteur, conférencier international, écrivain, chercheur, Olivier Soulier est, depuis plus de vingt-cinq ans, à l’origine du mouvement sur la compréhension du sens des maladies et des évènements de notre existence. Sa vision très concrète s’enrichit de sa pratique en cabinet. Ses actions s’inscrivent  dans une réalité scientifique et spirituelle. Il a mis en place ce qu’il appelle une « médecine du sens ». Nous l’avons rencontré à Marseille où était organisé cette année le Salon international de médecine naturelle.

Comment votre parcours de médecin vous a-t-il amené à faire une conférence sur la terre et les hommes ?

Mon travail de médecin homéopathe ainsi que mes recherches sur l’autisme m’y ont conduit. J’ai toujours aimé la terre, la nature, les arbres. Dans mon enfance, j’étais un amoureux des indiens à plumes. Ils nous ont montré ce qu’était l’écologie. L’homéopathie m’a amené à la médecine naturelle. Je suis passé de médecin à «lanceur d’alertes» grâce à la découverte de l’autisme. Selon les données statistiques d’évolution, il pourrait bien y avoir un enfant sur deux qui soit autiste dans vingt-cinq ans. Ce serait la fin de l’espèce humaine. Il fallait que j’agisse. Se mobiliser pour soigner l’homme et la terre me paraissait essentiel. Nicolas Hulot en parle très bien : notre système économique est fait pour la destruction de l’écologie. Ce système criminel de profit financier en bonne partie géré par des ordinateurs ne tient pas compte des facteurs nature et environnement. Ce n’est que du profit ! Attention ! Nous allons nous retrouver rapidement sur une planète totalement invivable.

À quel moment avez-vous entrepris une recherche sur l’autisme ?

Il y a quelques années, j’ai rencontré une journaliste belge, Senta Depuydt, avec qui j’ai organisé un congrès sur l’autisme. Son fils Mattéo était atteint d’autisme grave à l’âge de deux ans, et avec des techniques de détoxification, elle a réussi à le guérir totalement. Mon métier m’a amené à travailler sur le sens des maladies, le fonctionnement des êtres humains, le sens de la physiologie humaine pour aider les gens. Ma théorie des cinq cercles est basée sur le passage de maladies aiguës aux maladies intermédiaires et chroniques qui, non résolues, amènent la génération suivante à tomber malade, sur la base du transgénérationnel, avec le risque de se répandre sur le monde. Les grands dictateurs qui ont mis la terre à feu et à sang : Hussein, Mao, Staline, Hitler, etc.  n’ont pu régler leurs soucis dans leur enfance et ont contaminé la totalité de la planète, ce que j’appelle le passage au monde. On le retrouve aussi dans les épidémies, la grippe espagnole qui suit la Première Guerre mondiale et ses horreurs, la peste noire qui accompagne la Renaissance, la tuberculose durant l’ère industrielle, et la peur qu’éprouvent les gens à ne pas pouvoir survivre dans ce monde de pavés et de béton non naturels. Il est plus facile d’être pauvre à la campagne qu’en ville : on ne peut pas attraper des lapins sur du béton, ni déterrer des racines. Au-delà des maladies des humains, il y a celles de la terre. Le système économique est géré principalement par des personnalités totalement psychotiques. Un gestionnaire de bourse est capable de faire de l’argent même si cela doit tuer des gens, de spéculer sur les marchés alimentaires en sachant que cela peut provoquer une famine en Asie ou en Afrique ! L’autre n’existe plus quand on fait cela, c’est ce qui définit l’état psychotique. Le patron de Goldman Sachs, par exemple, dit qu’il fait le métier de Dieu. Celui qui se prend pour Dieu dans la tradition, c’est le Diable. C’est la problématique actuelle où une certaine folie anime certains secteurs de la planète. Les marchés financiers en sont l’emblème, ils ont perdu la tête et le cœur.

Vous citez Dom Helder Camara : « Sans justice et amour, la paix sera toujours la grande illusion. »

« Il y a trois violences à l’heure actuelle et la plus importante est la violence institutionnalisée qui engendre les deux autres », disait-il. Aujourd’hui, tout le système financier est mis en place pour « pomper » les plus pauvres et enrichir les plus riches. Les gens sont mis en concurrence avec des salaires de plus en plus bas. Les banques fabriquent l’argent, prêtent à l’État et font du racket en prenant des intérêts dessus. L’intégralité de la dette est virtuelle, elle est issue de taux d’intérêt qui ne devraient pas exister, si les états avaient gardé leur autonomie. Pour redémarrer le monde, il faudrait annuler intégralement la dette des États. De l’argent qui ne correspond à aucun niveau de travail est complètement artificiel. Cette déconnexion à la réalité est malsaine et dangereuse. Comme le dit Jean Ziegler, économiste et philosophe suisse : « on n’a pas réformé l’esclavagisme, il est tombé. » Un monstre comme ça ne peut que tomber, mais pas être réformé. C’est le sens des manifestations actuelles ; comme ce gilet jaune où il est inscrit : « Qui sème la misère récolte la violence ! » C’est intéressant qu’en tant que médecin, je parle d’une société et d’un système malades, avec des malades qui gouvernent. Les attaques contre l’homéopathie quand 75 % des gens y sont favorables par expérience sont à ce titre caractéristiques d’un petit groupe qui veut imposer des valeurs « rentables » pour le business, mais plus du tout humaines. Le crime de l’homéopathie est de soigner 30 % de la population avec seulement 3 % des dépenses de santé. Parce qu’aujourd’hui, il est interdit de ne pas dépenser.

Pour lire l’article en entier, Reflets n 31 pages 24 à 26