Libérer soi-même et les autres, Don Ernesto Ortiz

Libérer soi-même et les autres

Don Ernesto Ortiz

ORTIZ 07

Don Ernesto Ortiz est un intervenant international dont les enseignements nourrissent la recherche spirituelle.
Photographe réputé, auteur, enseignant et thérapeute, il est connu pour ses formations innovantes, exploratoires et multidimensionnelles.
Il consacre sa vie à explorer et à communiquer le langage du cœur, mouvement primordial et espace intérieur profond. Ses séminaires comme ses voyages possèdent une intensité qui unifie le spirituel et le quotidien, grâce à la découverte poétique et existentielle de l’âme.
Reflets l’a rencontré lors du 6ème symposium international qui s’est déroulé fin novembre 2016 à Pau.

Quelle place donnez-vous au pardon ?
Le manque de pardon est sûrement l’obstacle principal qui retient les êtres dans leur évolution personnelle et spirituelle. Il crée du karma qui nous suit d’une vie à l’autre. Le premier sentiment qui découle de ce manque est la volonté de vengeance : « Tu m’as fait ça ! ; Je vais te faire ça ! ». Et cela va créer un autre sentiment, celui de la colère.  Celle-ci va, petit à petit, se transformer en rage, et lorsque nous sommes habités par cette énergie négative, la seule chose que nous voulons faire est lutter. Nous avons vu des royaumes, des cultures où des rois et des chefs ont sacrifié des centaines de milliers de vies pour satisfaire ce besoin de vengeance. Le manque de pardon nous conduit à nous séparer des autres, mais également de nous-mêmes. Le karma créé entre les êtres dû au manque de pardon est une énergie de séparation, de division. À un niveau spirituel plus profond, nous pouvons sentir des dynamiques qui se jouent entre les êtres et qui sont transportées d’une vie à l’autre. J’ai aidé un certain nombre de personnes à mourir. Parmi elles, un homme de 89 ans, à qui je posais quelques questions, me disait qu’il ne pouvait pas pardonner à sa mère. Il est mort avec ce manque de pardon. Cette énergie emprisonne la personne et son âme mais également celle de l’autre. Au moment de la mort, ce sentiment est transféré dans la prochaine vie, car ce que nous transmettons d’une vie à l’autre, c’est le conditionnement de notre mental. Mourir avec ce manque de pardon conduit à une connexion karmique immédiate qui se perpétue dans la vie suivante.

Don Ernesto Ortiz nous livre alors un exemple personnel :
Ma mère entretenait une relation très difficile avec moi. J’étais un rebelle, un homme libre qui voulait explorer le monde. Elle souffrait que son fils ne soit pas tel qu’elle le voulait. A 16 ans, je lui ai annoncé que j’allais quitter la maison. Ma famille avait beaucoup d’argent, et ma mère a alors menacé de ne me laisser aucun héritage. Mais je suis parti quand même parce que je cherchais ma liberté personnelle. Trente-cinq ans plus tard, elle se retrouve dans mes bras, proche de la mort. Au moment où elle allait me dire quelque-chose, elle est tombée dans le coma comme une ultime blague cosmique. Bien sûr, elle ne m’a laissé aucun héritage. J’aurais pu alors me mettre en colère car j’y avais droit ! Mais au lieu de cela, je suis entré dans mes archives akashiques[1] pour acquérir une compréhension profonde de cette réaction karmique. Et là, j’ai pu voir le contrat que nous avions créé à un niveau spirituel, et comment elle avait sacrifié toute une vie pour moi pour me donner les leçons dont j’avais besoin pour ma vie. Je suis alors arrivé à un niveau de compréhension total et complet qui m’a permis d’arriver dans cet espace de grande gratitude et d’amour pour le sacrifice qu’elle avait fait pour moi. Voilà la beauté du pardon. C’est une énergie qui ouvre notre cœur.

Comment définir le pardon ? Comment se passe-t-il concrètement ?
C’est être capable de regarder ce que chaque relation difficile peut nous offrir et se poser la question : « qu’ai-je appris de ce que je pense avoir besoin de pardonner ? ». Nous sommes alors en mesure de voir que les évènements arrivent pour nous faire grandir et évoluer, et nous devenons une meilleure personne grâce à cette compréhension.

Les plus grandes difficultés que nous rencontrons commencent avec nos parents en général.
Absolument. Ce sont les deux personnes les plus importantes à observer par rapport à notre manière d’être, et nous pouvons voir clairement la relation karmique entre nos parents et nous-mêmes. C’est là où les archives akashiques* entrent en jeu en nous permettant de nous diriger vers le passé pour regarder la relation que nous avons eue avec eux dans des vies antérieures et ramener cette information dans le présent pour en avoir la compréhension. Cela conduit à la guérison pour nous-mêmes et pour eux aussi en les libérant des chaines qui les retiennent du fait de ce manque de pardon envers eux. Le pardon est un outil qui offre des possibilités illimitées pour la libération du soi.

 *La lecture akashique permet d’accéder aux mémoires des vies passées et de donner du sens aux expériences actuelles.

Bibliographie : « Les mémoires akashiques » Editions Vega-Tredaniel – Don Ernesto Ortiz
Activités francophones en Europe de Don Ernesto Ortiz : consulter www.oasis-voyages.com

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