La grammaire de la démocratie, Jo Spiegel

La grammaire de la démocratie

Jo Spiegel
interviewé par Maxime Mocquant

Jo Spiegel est maire de Kingersheim depuis 1989. Cet ancien professeur d’éducation physique et sportive (lycée de Pulversheim de 1976 à 2012) est aujourd’hui à la retraite. Il est marié, a deux fils et deux petits enfants. Il est commissaire à la transition énergétique pour Mulhouse Alsace Agglomération depuis 2014. Jo Spiegel est aujourd’hui sollicité par de nombreuses villes et agglomérations françaises et étrangères pour son expertise dans deux domaines qu’il affectionne particulièrement : la haute qualité démocratique et la haute qualité environnementale. Il est l’auteur de : Faire (re)naître la démocratie, coécrit avec Pierre Olivier Archer, Jean Laversanne, Guillermo Martin, Patrick Plantier, éd. Chronique sociale, 2013 ; Citoyens, impliquonsnous (Re)prenons le pouvoir, collectif, éd. Chronique sociale, 2015 ; Et si on prenait – enfin ! – les électeurs au sérieux, éd. Temps présent, 2017.

Vous exprimez le fait que la démocratie n’est pas un affrontement mais de la coopération.
On est dans une logique de conquête du pouvoir et je pense que le saut démocratique nécessaire doit nous faire passer à une logique de partage du pouvoir. Comment passer d’une démocratie d’affrontement, systématique, stérile, à une démocratie de fertilisation des points de vue différents ? Construire du commun ensemble pour faire avancer les choses pour une société meilleure, voilà l’idée. La dimension de coconstruction et des dialogues en vérité manque dans notre culture gauloise. Ça ne passera ni par la rue, ni par le parlement, ni par le bulletin de vote mais par ce que j’appelle le pacte civique, l’engagement des politiques, des citoyens et des organisations. Ce qui manque à la pratique démocratique, ce que j’appelle la grammaire démocratique, c’est précisément la pierre angulaire du processus de décision. C’est ce qu’on essaye de faire dans les conseils participatifs où systématiquement pour tous les projets, on met en oeuvre des séquences démocratiques : comment coconstruire ensemble en prenant le temps qu’il faut ; construire, sur chaque projet, le compromis dynamique qui sera proposé aux décideurs parce que, évidemment, le conseil municipal est la phase décisionnelle : je n’oppose ni le citoyen ni l’élu. Je revendique une démocratie apaisée, exigeante, interactive pendant tout le mandat, des allers-retours construits entre les représentants et les représentés, une démocratie lente, édifiante ; dans un processus de cheminement partagé, passer du « je » au « nous », c’est-à-dire du particulier au général et de l’immédiat au long terme. Il faut associer les citoyens à tous les processus de décision, ne pas rester dans « l’entre soi » des élus. Autre principe de ce retournement démocratique : chercher à fertiliser tous les points de vue.
Il faut sortir d’une démocratie providentielle basée sur l’individualisme privé et sur la délégation permanente du pouvoir : « Dormez tranquilles braves gens, je fais à votre place ». Il s’agit aussi de trouver le chemin d’une éthique de la discussion : arriver à s’écouter, à se parler, à mettre sur la table des désaccords pour construire des accords. Voici donc la philosophie qui donne sens à nos pratiques rénovées de la démocratie, à Kingersheim.

Vous avez eu, il y a quelques années, une prise de conscience au carmel de la Paix. En quoi votre foi vous amène à agir sur le terrain politique ?
Au-delà des croyances spirituelles, il y a une foi en un monde qui revendique ce qui est vrai, ce qui est bien, ce qui est le plus juste. C’est un dieu qui n’est qu’amour. Ma vocation d’humain, de citoyen, transposée dans la politique, est de faire progresser cette société fraternelle parce qu’il n’y a pas plus important que cette dimension-là. Il faut se laisser toucher par la partie spirituelle qui nous habite, ce besoin d’intériorité, de silence, de grandissement personnel. Il ne peut pas y avoir de transformation collective, durable, sans transformation individuelle. Dans le cadre de nos règles de laïcité, de tolérance, de refus d’imposer une vérité, la dimension de fertilisation de la question démocratique et de la question spirituelle est fondamentale. Au fond, tout processus de décision nous amène à dépasser notre quant-à-soi. Et donc le rôle de l’élu est de tirer vers l’avant et vers le haut, avant de nous positionner politiquement. Cette dimension est complètement « impensée » aujourd’hui dans la politique.

S’indigner, rêver, s’engager : comment fait-on pour éduquer les gens à s’approprier ces capacités ?
Nous avons un pays de spécialistes ; aux uns de s’indigner, aux autres de rêver, enfin aux politiciens de s’engager. Pour construire un pays qui s’élève, qui progresse, il doit accepter de fertiliser ces trois dimensions. Dans chaque processus décisionnel, il y a peut-être la révolte, la critique ou l’égoïsme, il faut en tenir compte. Puis il y a un cheminement entre le « je » et le « nous » sur des temps qui durent de 18 mois à deux ans : le temps de maturation, de transformation… Il y a d’abord une réunion où les gens expriment leur colère. Ensuite il faut construire, on enclenche un conseil participatif : des volontaires tirés au sort, un collège d’élus et un collège d’experts pour avoir une parole qui parle aux gens, qui élève, qui donne du sens. Le rôle de l’élu est de savoir susciter cette dimension d’engagement à partir de piliers tels que la colère, le rêve.

Dans notre société, avec nos plannings surchargés, comment fait-on pour trouver le temps pour cet engagement citoyen ?
L’école maternelle devrait apprendre à devenir un citoyen de demain en créant, coopérant, transmettant. Avec le service civique de 6 mois obligatoire, les jeunes ont un autre regard sur l’espace public, sur l’intérêt général ; ils prennent confiance en eux, ils intègrent la notion du commun et en sortent grandis. C’est le contraire de l’individualisme privé : chacun pour soi, moi d’abord, et tout, tout de suite. Comment créer du désir démocratique ? Faire preuve d’inventivité et d’humilité. Nous avons créé les olympiades de la démocratie en 1998 : « Comment améliorer la ville ? ». En 2004, les États généraux permanents de la démocratie, comment mieux débattre ensemble, comment élaborer les solutions ensemble.

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Comment passer de l’individualisme actuel à l’altruisme nécessaire ?
Par la démocratie de participation, par le passage de l’individu au citoyen, en proposant aux citoyens d’être pratiquant de la démocratie. Il faut que l’on passe du « je » au « nous » collectif. La démocratie de participation n’a pas seulement le but de décider ensemble, elle a aussi pour but la transformation personnelle.

Peut-on se passer de la spiritualité pour tout ça ?
Elle est la grande absente du débat politique et démocratique. Je crois profondément que si on n’arrive pas à saisir cette dimension de fragilité qui nous habite, qui est en fait une dimension d’humanité, si on n’arrive pas à poser comme essentiel sa propre transformation, cela ira de pire en pire vers un matérialisme dominant, vers la marchandisation des consciences et non pas vers une démocratie apaisée et de fraternité. Cette dimension de transformation est fondamentale, elle se fait souvent dans le silence et dans des temps donnés à cela.

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Pour lire l’article en entier, Reflets n° 24 pages 29 à 31

Monsanto Papers

Monsanto Papers

Christian Roesch

Tous les écologistes le savaient depuis fort longtemps : les produits fabriqués par Monsanto sont dangereux pour les abeilles, pour les végétaux, pour la santé humaine. Les preuves scientifiques étaient contrecarrées par d’autres preuves fournies par les soins de Monsanto prouvant l’innocuité de ses produits. Le débat – sans fin – permettait de continuer à autoriser l’utilisation du glyphosate dans la plupart des pays. Or la révélation des « Monsanto Papers » prouve que la direction de Monsanto est informée depuis toujours de la toxicité du glyphosate et montre qu’elle a tout fait pour la dissimuler.

Le jeudi 16 mars 2017, un juge de la Cour fédérale américaine a ordonné à Monsanto de déclassifier 250 pages de correspondances internes. Ces documents – surnommés « Monsanto Papers » – ont été rendus publics dans le cadre d’une action collective portée devant une cour fédérale de Californie par plusieurs centaines de travailleurs agricoles touchés par un cancer du sang. Ils prouvent que le géant de l’agrochimie manipule les recherches, complote avec les agences d’expertises et remet des comptes rendus fallacieux aux agences gouvernementales, le tout dans le but de réfuter le fait que le glyphosate est un agent cancérogène.
Le 24 mars, 27 députés européens ont envoyé une lettre à la Commission européenne, estimant que ces révélations remettaient en cause la ré-autorisation du glyphosate dans l’attente d’un nouvel avis scientifique de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA).

Manipulation des études scientifiques
Le 15 mars, la veille de la déclassification, l’ECHA avait annoncé qu’elle ne classait pas le glyphosate parmi les agents cancérigènes ! Le mardi 18 avril 2017, les juges du Tribunal Monsanto ont présenté publiquement les conclusions de leur travail et rendu un avis juridique consultatif. Tenu en novembre 2016, le Tribunal Monsanto est une mobilisation internationale de la société civile pour juger Monsanto pour violations des droits humains, pour crimes contre l’humanité et pour écocide. D’éminents juges, après avoir entendu des témoignages de victimes, ont rendu un avis consultatif suivant les procédures de la Cour internationale de justice. Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l’environnement en rend compte dans le Huffington Post : « L’avis consultatif du Tribunal Monsanto rendu le 18 avril répond positivement à cinq des six questions posées au tribunal. Oui Monsanto s’est engagé sur des pratiques qui ont eu un impact négatif sur le droit à un environnement sain ; oui le comportement Monsanto constitue une atteinte à la souveraineté alimentaire et est une atteinte aux droits de l’alimentation du fait d’un marketing agressif sur les OGM ; oui Monsanto s’est engagé dans des pratiques ayant un impact négatif sur le droit à la santé et les révélations récentes des Monsanto Papers mettent en lumière une pratique systématique de manipulation des études scientifiques ; oui le comportement Monsanto porte atteinte à la liberté scientifique, atteinte d’autant plus grave qu’elle s’accompagne d’exposition à des risques sanitaires et environnementaux ; oui si le crime d’écocide existait en droit international, des activités de Monsanto pourraient relever de cette infraction. En revanche le tribunal a considéré qu’il n’était pas possible de répondre à la question relative à la complicité de crimes de guerre par la fourniture d’agent orange même si il semble que Monsanto savait à quoi ces produits allaient servir.

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Droits humains menacés
« Mais la troisième partie de la décision est particulièrement intéressante dans la mesure où le tribunal insiste sur le décalage croissant entre le droit international des droits de l’homme et la responsabilité des multinationales. En effet, l’ensemble des règles qui protègent les investisseurs finit par rendre très difficile – et c’est bien entendu fait pour – la protection par les États des droits humains et des droits de l’environnement. D’où un double appel lancé par le tribunal, d’une part aux Nations unies d’agir avec la menace des tribunaux arbitraux qui se substitueraient aux États, d’autre part pour que les multinationales puissent être poursuivies lorsqu’elles violent les droits fondamentaux.

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Sous nos yeux obnubilés par les produits dangereux, les manipulations génétiques – les OGM – , n’assiste-t-on pas, impuissants, au partage du monde entre trois multinationales gigantesques de l’agrochimie : Bayer/Monsanto pour l’Europe et l’Amérique du Nord, Syngenta/ ChemChina pour l’Asie, Dow Chemical/ DuPont pour l’Amérique et l’Australie ?
Ces multinationales sont plus puissantes que les États. Leur enjeu est d’imposer leur modèle au sujet de l’alimentation du monde. Avec les accords du type CETA et TAFTA, il sera très difficile de contrer leur activité.

Pour lire l’article en entier, Reflets n° 24 pages 18 et 19

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Temps libres et loisirs, Interview de Jean Viard

Temps libres et loisirs

Interview de Jean Viard

Jean Viard est directeur de recherches CNRS au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po). Diplômé en économie, docteur en sociologie, un de ses domaines de spécialisation concerne les temps sociaux dont les vacances et le temps libre. Ancien président des groupes de prospective tourisme au Commissariat au Plan et à la DATAR (délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale), il est conseiller aux entreprises et aux collectivités territoriales. Conférencier, il est également l’auteur de nombreux ouvrages, dont le dernier, Quand la Méditerranée nous submerge, éd.L’Aube, paru en 2017.

Le temps libre augmente-t-il actuellement ?
Oui, car l’espérance de vie moyenne, environ 700 000 heures en Europe, augmente et la part du travail, environ 70 000 heures, diminue. Il y a à peu près un siècle, le temps de vie était de 500 000 heures et la durée moyenne du travail de 200 000 heures. Sauf catastrophe écologique toujours possible, l’espérance de vie d’un enfant qui naît aujourd’hui sera d’environ 800 000 heures, et il n’est pas prévu, a priori, d’augmentation de la durée du travail dans les 50 ans qui viennent. En moyenne, on gagne trois heures de vie par jour et on dort trois heures de moins qu’il y a un siècle. L’équilibre de la journée a beaucoup changé parce qu’évidemment on travaille moins.

Y a-t-il une corrélation entre l’augmentation du temps libre et les loisirs organisés ?
Dans une vie, nous passons environ 100 000 heures devant la télévision. Travailler et étudier prennent autant de temps et travailler, étudier et regarder la télévision est équivalent au temps passé à dormir. Maintenant, la télévision peut être considérée comme un loisir. Si on prend un autre indicateur, celui de l’évolution des départs en vacances qui est une activité typique de loisir, 60 à 70 % des gens partent en vacances depuis à peu près 25 ans. Les activités culturelles (entrées dans les musées, les théâtres, l’opéra…), sont accessibles à moins de 20 % environ de la population.
La démocratisation de tous les loisirs est en fait extrêmement inégale. Certains loisirs restent coûteux et dépendent alors de votre bonne fortune. C’est une activité totalement privée. Il est très compliqué de mesurer les choses et il est clair qu’il y a des inégalités en matière de loisirs et il n’y a pas de politique du temps libre.

En effet il y a des loisirs coûteux mais il y a aussi des loisirs simples comme la récupération physique, le repos, la plage…
Je ne mesure pas les différents temps libres parce qu’il y a des gens pour qui un dîner en famille est un loisir. Si vous prenez l’activité d’aller à la plage par exemple, qui est très liée à l’endroit où l’on habite, elle s’est extraordinairement démocratisée simplement parce que les gens vivent à proximité. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles le taux de départ en vacances stagne. Les plages ont été embellies dans beaucoup de villes et du coup leurs habitants s’y rendent quasiment tous les jours. Et ainsi peut-être ne partent-ils pas en vacances. Dans un autre domaine, on constate que les ventes de livres n’ont pas cessé d’augmenter en France depuis un siècle. Les bibliothèques se sont développées. Et puis, il y a toute l’activité associative.

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Les loisirs reflètent-ils notre société ?
La société que l’on a connue au XIXe siècle était tournée vers le travail avec la révolution industrielle. Les sociétés antérieures n’étaient pas structurées par le travail car celui-ci n’était pas partagé entre tous les groupes sociaux. Certains travaillaient beaucoup. Par exemple sous Napoléon, un homme travaillait 70 % de sa vie éveillée contre à peu près 15 % aujourd’hui. D’autres ne travaillaient pas hors domicile comme la plupart des femmes. Leur rôle était de s’occuper de leur maison et de leurs enfants. Il n’y avait pas de machines et les tâches ménagères prenaient beaucoup de temps. On pourrait presque dire qu’aujourd’hui, travailler est un objet de distinction. Les femmes ont gagné leur autonomie. En 40 ans, le nombre de celles qui travaillent est passé de 50 à 80 %. Au fond, la part des différents temps a changé : les études sont plus longues, il y a la retraite, et les femmes sont entrées massivement sur le marché du travail. De 25 à 60 ans, 80 % de la population travaille. Ceci pose d’ailleurs le problème de nos sociétés où l’on fait tout en même temps : on fait des enfants, on achète sa maison, et l’homme et la femme travaillent. C’est un modèle qui n’a jamais existé dans l’histoire de l’humanité. Ce mouvement va s’accélérer parce que les études sont en cours d’allongement. Le taux d’emploi des femmes va probablement augmenter encore dans les années qui viennent et puis l’âge de la retraite va revenir à 65 ans. Mais en même temps, on va gagner beaucoup plus en espérance de vie : 82-85 ans actuellement, contre 65 ans en 1945. Le temps libre, c’est aussi celui de la religion, de la vie intime, de l’affection. Le travail n’est plus qu’une petite partie de la vie des gens. Très rare est celui qui habite à côté de son travail et donc très rare est celui qui est défini par son travail dans son quartier. Auparavant, il y avait les quartiers rouges à côté des usines, les quartiers de bourgeois au premier étage au-dessus des commerces. Cette organisation a changé en 50 ans. L’essentiel des ouvriers français habitent à la campagne. Donc, statistiquement, ils sont à la campagne mais dans la réalité, ils sont dans le tissu industriel péri urbain. Donc le phénomène de la mobilité et de la distance joue beaucoup dans les analyses. Celui qui est postier, par exemple, parce qu’il a un très beau jardin dans son quartier ne sera pas connu comme postier, mais comme celui qui a un beau jardin.

Comment voyez-vous l’arrivée massive des écrans, d’internet ?Cela ne modifie-t-il pas les modalités des loisirs ?
Tous ces objets techniques font de nous des êtres de plus en plus nomades et amalgament de plus en plus les temps et les espaces. Ces technologies ont été inventées pour rendre la vie possible parce que l’on ne peut pas être en permanence mobile et ne pas se lier les uns aux autres et communiquer. Internet, le téléphone portable sont des innovations militaires. Ce ne sont pas des technologies particulièrement innovantes. Simplement elles n’étaient pas mises dans la sphère privée, dans nos vies quotidiennes. Avant 2007, arrivée du numérique dans la société, il y avait déjà des outils mais ils étaient minoritaires. Aujourd’hui, il y a 4 milliards d’appareils connectés sur internet et 6 milliards d’hommes ont un téléphone portable. On est passé à un phénomène absolument gigantesque qui a créé cette société collaborative. Les objets connectés, en gros c’est de l’urbanité puissance 100. Cela va 100 fois plus vite et ils se répandent sur l’ensemble du territoire. Là où il n’y a personne, on est quand même connecté avec des gens.

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Pour lire l’article en entier, Reflets n° 24 pages 42 à 43

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Résistance aux 11 vaccins obligatoires , Pr Henri Joyeux

Résistance aux 11 vaccins obligatoires

Lettre
au Président de la République
Emmanuel Macron,
au ministre d’État Nicolas Hulot,
à la ministre de la santé Agnès Buzyn


Une obligation vaccinale insensée pour 5 à 10 ans
La rentrée scolaire approche, les inscriptions à la crèche sont de plus en plus compliquées. Les familles sont confrontées à des contraintes vaccinales insupportables.
L’Empire vaccinal cherche par médias interposés, en faisant peur à toutes les familles et en manipulant la nouvelle ministre, à imposer 11 vaccinations à tous les nouveau-nés dont le système immunitaire n’est pas mature. L’interview de la ministre dans le Parisien était pour préparer l’opinion : « Étendre temporairement l’obligation vaccinale à tous les vaccins pédiatriques. »
L’argumentaire est basé sur la concertation citoyenne, astucieusement manipulée par Big Pharma et la ministre précédente.
Elle a recommandé dès fin 2016 l’élargissement temporaire pour 5 à 10 ans, de l’obligation vaccinale  à partir de la recrudescence de cas de rougeole (dont nous ne savons rien quant à l’état antérieur de ces enfants), et sur la nécessité d’une solidarité nationale en la matière.
On cherche à impressionner, et on voit bien que l’objectif est de rendre définitive cette obligation sans tenir compte de la santé des nourrissons.
La ministre actuelle est pressée. Elle veut éviter, contourner la décision impérative du Conseil d’État qui lui impose de mettre en place dans les pharmacies de métropole et outre mer le fameux vaccin trivalent  avant le 9 août 2017.
Seule solution : faire voter en plein été une loi imposant les 11 vaccinations.

Dictature en marche et en catimini au profit de l’Empire vaccinal
Ces propositions insensées parce qu’elles ne peuvent qu’aggraver la méfiance envers les vaccins, proviennent de la ministre précédente dont la politique de santé coercitive a été largement rejetée par la profession médicale et par le peuple.
Déjà le Conseil Scientifique du Collège National des médecins généralistes enseignants (CNGE) a fait connaître son point de vue : « il n’y a aucun élément scientifique pour attester que cette mesure aboutisse à une meilleure protection, notamment pour les enfants. Il est à craindre que son caractère autoritaire renforce la défiance et la suspicion d’une partie croissante de la population ».

Si le Président de la République valorise les pétitions c’est le moment d’en tenir compte.
La 1ère pétition pour le retour au vaccin trivalent est signée ce jour par  1 112 634 personnes. De plus en plus de familles la rejoignent sans la moindre publicité audiovisuelle ou de la presse écrite.
Vaccin obligatoire : les Français piégés par la loi et les laboratoires
http://petition.ipsn.eu/penurie-vaccin-dt-polio

La 2ème pétition adressée à la nouvelle ministre à propos des 11 vaccins qui seraient rendus obligatoires est signée déjà  par plus de 550 661  personnes
Vaccins : oui à la protection, non à la répression
http://petitions.ipsn.eu/mobilisation-vaccins-enfants

Nous faire croire qu’il faut dix ans pour fabriquer le vaccin Trivalent contre Diphtérie-Tétanos-Polio, tel qu’il a déjà existé, sans Aluminium, c’est se moquer de nos enfants et de la Sagesse de la Loi en France.

Les raisons de l’arrêt de fabrication du DTP
Officiellement, cet arrêt serait lié à une allergie au vaccin trivalent.  Celle-ci n’a jamais été démontrée scientifiquement ce qui a été reconnu par la ministre précédente
La vraie raison est une arnaque financière majeure montée de toute pièce et imposée aux experts et conseillers ministériels.
Elle permet à Philippe Juvin, Pharmacien responsable de Sanofi-Pasteur d’affirmer pour mieux imposer : « Nous considérons qu’il faudrait 10 ans pour que ce nouveau vaccin DTP soit disponible ».
Chez GSK, l’autre grand fabricant de vaccins, ce n’est pas mieux, comme le prouve l’extrait de l’émission ”Envoyé spécial” à diffuser largement: Vaccins pour enfants : les labos font-ils de la vente forcéehttp://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/video-envoye-special-vaccins-pour-enfants-les-labos-font-ils-de-la-vente-forcee_1311677.html
On manipule ainsi l’opinion avec les journalistes, des pages de publicités très bien payées dans les grands journaux, des émissions santé aux heures de grande écoute et même les institutions scientifiques dont les Académies et sociétés savantes, qui ne peuvent organiser leurs congrès annuels sans Big Pharma.

La décision du Conseil d’Etat doit être mise en œuvre
Comme le précise très justement Maître Jacqueline Bergel qui a obtenu la condamnation de la précédente ministre des affaires sociales et de la santé :
« La décision du conseil d’État que vous devez, Madame la ministre, faire appliquer ainsi que vous enjoint le conseil d’État au nom des 2500  personnes doit trouver son application dans le délai de six mois qui expirera le  8 août 2017. »
Mais sachez qu’est en préparation par Maître Bergel une demande d’exécution de la décision du Conseil d’Etat, sous astreinte de 15 € par personne et par jour de retard.

Si on ne peut plus fabriquer le DTP, alors c’est la fin des obligations vaccinales comme en Suède  
La ministre doit choisir entre 3 solutions.

  1. Obéir à l’Empire vaccinal en imposant par une nouvelle loi l’extension de l’obligation vaccinale contre 8 maladies supplémentaires.
  2. Imposer la re-fabrication du DTP, sans Aluminium car la nocivité de cet adjuvant est démontrée.
  3. Considérer les français comme adultes et supprimer les obligations vaccinales comme vient de le décider la Suède.

Là serait le vrai changement, celui que le peuple a quasiment plébiscité, et le retour à la confiance envers le monde politique.
Ce serait la meilleure façon de redonner aux médecins généralistes et aux spécialistes leur vraie place de femmes et hommes de santé. Ils connaissent les familles et les populations fragiles en particulier réfugiés et migrants qui peuvent avoir le plus besoin de vaccinations.

Deux ouvrages sur les vaccins « Vaccins, comment s’y retrouver ? » et Toxic Story n’ont pas reçu la moindre critique des autorités et experts.
Le premier ouvrage que j’ai publié en 2015 avec toutes les références scientifiques, – dont je ne touche aucun droit d’auteur – vous permet de comprendre dans le détail :
– l’importance de vos défenses immunitaires présentes dans tous vos organes et qui circulent dans le sang et la lymphe.
– comment les entretenir dès la naissance.
– le rôle majeur de l’allaitement maternel pour protéger votre nourrisson dont se gardent bien de parler les experts ministériels.
– les 59 maladies microbiennes qui peuvent nous atteindre sont exposées en détail, leurs symptômes et les vaccins éventuels pour vous en protéger.
– les effets indésirables des vaccins : fièvre, convulsions, syndrome de Guillain-Barré..
– ce qu’il faut savoir de l’autisme et de la Sclérose en plaques et de leurs relations avec les vaccins.
– quand il ne faut pas vacciner…

Je n’ai jamais parlé de ce livre pour ne pas être accusé de publicité. Je tiens à préciser qu’il est à la portée de tous les parents qui se posent beaucoup de questions pour leurs enfants ou petits enfants.
Je recommande aussi très fortement le livre Toxic Story de mon collègue Romain Gherardi à propos de la toxicité de l’Aluminium. Vous saurez pourquoi vous devez refuser tout vaccin contenant cet adjuvant, 47 vaccins au moins en contiennent. Sa présence est inscrite sur l’étiquette de l’emballage, laissez le à la pharmacie.
Evidemment nos confrères et collègues aux Conseils national et régional de l’ordre des médecins – qui ont cherché à me condamner – n’ont lu aucun de ces livres préférant me faire passer sans aucune preuve pour un anti-vaccin et laissant les médias depuis 2 ans répéter partout que je suis radié de l’ordre des médecins, ce qui est faux. Comme exemple de confraternité, il y a mieux !

Être lanceur d’alerte est devenu une nécessité
Mes fonctions universitaires même honoraires – cancérologue et chirurgien des cancers – toujours très actif, ayant toutes les bases pour appréhender le système immunitaire et ses stimulations vaccinales ou spécifiquement anti-cancéreuses, m’ont imposé de devenir lanceur d’alerte.
J’ai dû faire savoir les immenses abus auxquels on veut nous soumettre. On cherche à nous faire croire que les vaccinations généralisées sont les seuls moyens de prévention, alors que les comportements de santé sont plus efficaces et sans danger !
C’est ce que l’on observe en Suède où les vaccinations ne sont plus obligatoires. Serions-nous des arriérés par rapport aux Suédois ?
Les médecins français seraient-ils incompétents ?
On cherche aussi à nous convaincre que les rappels sont toujours nécessaires, alors que très souvent un test préalable très simple à la recherche des anticorps démontre que l’immunité est suffisante et évite les rappels.
Aujourd’hui est encore justifiée la vaccination avec le DTP avant 18 mois, date à laquelle le système immunitaire de l’enfant est quasiment en place (1000 jours après la conception, soit le temps de la grossesse + 2 années de 365 jours).

Pour se réconcilier avec les vaccinations : 7 mesures de prudence avant toute nouvelle Loi

  1. Mettre fin à l’impunité des laboratoires qui a pour conséquences de les déresponsabiliser, de ponctionner les contribuables pour les éventuelles erreurs, et de rendre très difficile les démarches des victimes.  En 1989, le congrès américain a voté l’impunité des fabricants de vaccins en cas de complications. Nous ne devons pas subir en France et en Europe de telles décisions.
  2. Calquer l’homologation des vaccins sur celle des médicaments. Elle est aujourd’hui beaucoup moins exigeante.
  3. Interdire tout additif qui serait totalement proscrit dans l’alimentation ou considéré comme toxique dans l’environnement. C’est déjà le cas pour les vaccins vétérinaires !
  4. Ne pas imposer de vaccins inutiles comme le demande mon collègue expert des maladies infectieuses le Pr Didier Raoult dans le Point du 8 janvier 2017.
  5. Tenir compte de l’âge auxquels apparaissent les risques de l’hépatite B, des papilloma virus, pour ne pas vacciner de façon trop précoce des nourrissons au système nerveux fragile et au système immunitaire immature.
  6. Exclure du processus de décision les personnes en situation de conflit d’intérêt (qui se reconnaissent comme telles, directement ou au travers de leur entourage).
  7. Mettre en place un réseau de vaccino-vigilance.

Une nouvelle procédure juridique à propos de l’Aluminium
Elle se prépare pour que l’adjuvant Aluminium soit supprimé du DTP et des autres vaccins.
Maître Jacqueline Bergel-Hatchuel a obtenu satisfaction auprès du Conseil d’Etat au nom de 2500 justiciables, en imposant la mise à la disposition des familles du seul vaccin obligatoire le DTP. Reste à l’Etat à s’exécuter.
Elle est prête à lancer une nouvelle action à laquelle je me joindrai avec l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle (IPSN).
Plus nous serons nombreux plus nous ferons barrage aux abus vaccinaux et à leurs dangers. Dans ce but tous ceux qui le souhaitent pourront lui envoyer leur Mandat pour agir en justice.

MANDAT POUR AGIR EN JUSTICE
Aux côtes de l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle (IPSN)

Je soussigné(e)

Nom :                                                          Profession :

Prénom :                                                     Nationalité :

Date de naissance :

Lieu de naissance :

Adresse :

N° de téléphone :                                         Adresse mail :

J’ai bien noté qu’une requête doit être déposée devant le Conseil d’Etat, introduite par un collectif de citoyens, soutenue par l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, contre le Ministre de la Santé afin de tenter d’obtenir le retrait de l’adjuvant aluminium dans le vaccin DT Polio.
A cet effet, je souhaite participer à cette action en justice et je donne mandat à Maître Jacqueline BERGEL avocate, sis 122 avenue Charles de Gaulle – 92200 NEUILLY SUR SEINE, d’avoir à me joindre en intervention volontaire aux côtés de l’IPSN.

Pour ce faire, je lui verse la somme de 30 euros TTC pour frais et honoraires,
– soit par chèque
– soit par virement paypal
– Lien : http://www.avocat-bergel.com/mandat.php
Fait à
Le

Signature

Je compte sur vous, car c’est avec vous que nous  ferons céder le rempart de l’Empire vaccinal.

Que ce mois de juillet soit utile à notre santé, reposons-nous, découvrons et restons vigilants. 

Pr Henri Joyeux

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Marianne Sébastien, un porte-voix

Marianne Sébastien
un porte-voix

Marianne Sébastien est la fondatrice de l’association Voix Libres International fondée en 1993. Son engagement humanitaire vient de recevoir le prix de la société internationale des droits humains 2017. Avec une triple formation sociale, pédagogique et littéraire, elle a un parcours exemplaire de cheffe d’entreprise, de cantatrice et de thérapeute par la voix. Son utopie de créer une société solidaire dirigée par des jeunes issus des mines, des rues et des ordures est devenue réalité : en 20 ans, ils sont plus de 1,7 million de bénéficiaires à avoir su retourner la grande misère en stratégie positive.

Nous avons retrouvé Marianne Sébastien à l’anniversaire des 10 ans d’Oasis Voyages à Lyon. Rayonnante. Nous avons pris la mesure de son épanouissement et découvert l’ampleur de son action en Bolivie auprès des femmes et enfants. Elle vient de recevoir le prix international des droits humains 2017.

Êtes-vous une accoucheuse de voix ?
J’ai toujours cherché la vérité par le son. Ce qui m’intéresse, c’est d’être traversée par le son immense, grandiose qui nous remplit comme une cathédrale et qui nous met en quelques secondes à l’unisson du monde. Cela devait être mon destin parce que j’ai un enfant qui est né sourd. J’ai été absorbée dans son silence et peu à peu compris que le vrai son vient du fond de l’être. Les médecins m’ont dit : « votre fils ne parlera jamais, c’est le plus sourd de la République… et surtout ne croyez pas les charlatans ».
Je savais que mon fils parlerait. Aujourd’hui, il parle français, anglais comme vous et moi. J’ai passé 15 ans de ma vie à lui apprendre à parler, à lui et aux enfants sourds de Suisse romande avec des techniques qui rendent claire et lisible la phonétique du langage. L’essentiel était de garder intactes l’envie et la joie de s’exprimer par tous les moyens. Aujourd’hui il est dessinateur architecte.
C’est ainsi que sont nés mes stages « Libérer sa voix… être chanté ».
Quand je libère une voix en quelques minutes, je vois comment cette personne respire, comment elle est née, comment elle va expirer, quelles sont les maladies de son âme, de quoi elle est chargée, de quel poids il faut la délivrer, pourquoi elle est malade, comment elle a été violée, violentée… La voix est une radiographie de l’Être. J’ai découvert la puissance des sens intérieurs, le sens de la présence, la télépathie, le don d’ubiquité… J’ai compris que les vrais yeux étaient les yeux de mon coeur, que les vraies oreilles étaient celles de mon âme et que le silence est amour infini. Car quand on apprivoise la grandeur intérieure, on n’a plus peur des précipices, des manipulateurs, des mutineries dans les prisons, et peut-être même de la mort…

Votre puissance est-elle dans l’action ?
Je n’ai pas la science infuse mais l’action infuse ! Il n’y a pas penser et agir car les deux ne font qu’un. La question et la réponse vont ensemble. Les gens me demandent : « quand est le meilleur moment pour parler ensemble ? » « C’est maintenant ! »
Je gagne beaucoup de temps parce que je fais tout, tout de suite. Aujourd’hui j’ai dit oui pour octroyer 200 microcrédits aux femmes du Kivu. Hier nous avons donné du matériel scolaire aux enfants des ordures à Cochabamba. Avant-hier nous avons construit une maison avec des bouteilles recyclées remplies de sable.
Quand le oui vient du coeur, l’argent arrive dans la foulée. Il n’y a pas objectifs et moyens, ils ne font qu’un. Le mental divise alors que le coeur réunit tous les possibles.

Jusqu’où va la voix ?
Si on chante au bord de la mer, je dis à mes stagiaires : « Chantez jusqu’en Amérique ! ».
Si on chante dans une cathédrale : « Que votre voix remplisse la cathédrale et vibre jusqu’au Sahel ou en Australie ! ». Visualisez grand et votre vie sera grande ! Si on est imbu, rempli de soi-même, notre voix est vide car elle n’a plus de place !
Voyez déjà l’image de vos projets réalisés. Il n’y a pas le chemin et la réalisation. On est réalisé. On est accompli. On est ressuscité. Je ne crois pas à l’apparence des gens. Ce n’est pas parce qu’ils sont esclaves qu’ils sont des esclaves. L’essentiel est de voir la vraie nature, la beauté des gens et la lumière de chaque cellule.
Si aujourd’hui les choses me paraissent simples, c’est après un long pèlerinage autour du monde, et grâce à l’exemple du dépouillement total des plus misérables. Juste être plongé dans l’instant présent laisse l’intuition, l’expression, la créativité inventer des choses complètement nouvelles, avec un engagement immédiat… L’Amour en action. Le pire obstacle est le fatalisme. Dans les ordures, les enfants risquaient la mort par contamination. Un jour, je leur ai dit : « Ceux qui veulent mourir : à gauche, ceux qui veulent vivre : à droite ». Le jour même, ceux qui voulaient vivre vendaient des pop-corn… et peu à peu les autres ont suivi… et construit des petites maisons et des écoles. Pour moi, être humain, c’est oser dire… même des choses difficiles.
C’est le contraire de la lâcheté. Quand tu as l’intuition de dire des choses à quelqu’un, c’est que tu respectes sa divinité.

C’est plus facile chez les enfants ?
Oui, parce que le feu et la lumière les habitent. Avec les enfants, c’est joyeux et on s’amuse. J’ai besoin de vivre en improvisant, et surtout en riant et en aimant. Au fond c’est accomplir des choses essentielles sans se prendre au sérieux, puisque c’est la Vie qui les accomplit à travers moi. Comment aurions-nous pu aider 1.7 millions de personnes en Bolivie ? C’est grâce à la puissance de nos équipes humaines et invisibles !

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D’où viennent vos convictions ?

Je suis née le jour de Pâques, à midi. Les cloches sonnaient et des sœurs chantaient sur mon berceau « Gloire à toi ressuscité »… le premier chant que j’ai entendu. Ils ont dû se dire là-haut : « La petite, on peut la mettre sous terre elle ne verra même pas qu’il fait nuit ». Et ils avaient raison, je travaille avec ceux qui sont sous terre au fond des mines. Pour moi la résurrection, c’est qu’à chaque seconde nos cellules sont capables de se renouveler et de rayonner en soi et vers les autres.
La résurrection est notre vraie nature, le reste n’est que broutille.

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Quelle est votre espérance ?

Après 25 ans d’engagement total et transparent en Bolivie, on peut dire que nous avons opéré une vraie transformation sociale, économique et écologique.
La création de la « Cité de la Bonté » en est une preuve… Une utopie incarnée près de Cochabamba en Bolivie, un centre de formation aux Bons Traitements où les plus maltraités sont protégés et deviennent responsables et autonomes.
« Ils ont voulu nous enterrer… mais nous étions des graines ! » disent les enfants qui vivent dans la joie après avoir reçu tant de coups, et où certains ont vu leur mère assassinée devant leurs yeux.
Que cela devienne des modèles de cités où il fait bon vivre en autonomie, en autarcie alimentaire, en tendresse, où l’argent existe peu parce que la monnaie sociale arrive.
Il y a des temps de silence et des temps de jeux sur la place principale, où chacun peut créer ses formes, sa danse personnelle, des danses collectives, bouger et s’amuser.

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Voit-on les résultats en Bolivie ?
Aujourd’hui les femmes maltraitées ont créé « Mujeres de Fuego » (femmes de feu) pour demander justice devant les tribunaux… Et le projet le plus révolutionnaire est la création d’« Hombres de Paz » (hommes de paix) un groupe constitué de délinquants, violeurs et assassins qui, grâce à nos formations, redécouvrent leur humanité au-delà des comportements violents résultant de leur éducation familiale et sociale. 85 % des enfants et 70 % des femmes sont maltraités en Bolivie.
Ces hommes nouveaux commencent à dialoguer avec les femmes. Ensemble ils forment des brigades d’amour qui frappent à toutes les portes pour expliquer les droits humains… le droit de se protéger et de dénoncer la violence. Mon grand espoir, c’est que le monde soit dirigé par des femmes, des hommes et des enfants capables de vivre en paix ensemble. Une politique sera digne de ce nom quand elle prendra en compte les derniers, les invisibles, les intouchables, car en eux se reflètent tous les problèmes mais aussi toutes les solutions ! En les oubliant, on a créé une justice à deux vitesses, même si on s’occupe bien des avant-derniers ! Tous les conflits du monde sont dirigés par des hommes esclaves d’une économie de pillage des pays pauvres, basée sur le business des conflits qui enterrent définitivement ceux qui sont déjà des victimes.

Comment naissent vos projets ?
Maintenant, avec vous !
J’attends d’avoir le signe, j’attends d’avoir l’impulsion. En fait, je marche avec une vraie envie qui me pousse vers le chaud. Chanter, c’est une impulsion invoquante. Créer une entreprise, c’est une impulsion créatrice… C’est la joie de voir les gens lancer des entreprises en développant leurs talents : ils fabriquent ainsi des produits superbes, de l’artisanat, de la menuiserie, des bijoux en argent, des barres énergétiques de quinoa etc.

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Pour lire l’article en entier, Reflets n° 24 pages 56 à 60

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