Novembre 2016

Novembre 2016

Chacun va de son commentaire sur l’élection à la présidence de D. Trump.  Bien sûr il y a de quoi se faire du souci. Cependant il faut se rendre à l’évidence : il a été élu démocratiquement. Cela veut dire qu’il correspond au niveau de conscience moyen des Américains.
Sommes-nous mieux lotis pour juger ?
Sommes-nous plus accueillants aux émigrés, aux réfugiés ?
Nous occupons-nous si bien des sans-abris ?
Que faisons-nous pour les mal-logés ?

Élevons-nous au dessus du champ politique.
Nous assistons  à une poussée de l’ego qui croit en la vertu de l’argent,  symbolisée par Trump.
La richesse occidentale est exagérée. Elle en est devenue pathologique.  L’inquiétude ressentie provient du fait que,  au fond de nous, nous savons que le monde n’ira pas mieux dans cette direction.
Gitta Mallasz à la fin de sa vie percevait combien le progrès de la conscience est lent, très lent.
Inutile de sombrer dans la morosité. Un monde meilleur provient d’individus meilleurs.

REFLETS ne cessera d’œuvrer dans ce sens. Même si cela ne se voit pas.

L’équipe de rédaction

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Manque de passion

Manque de passion

Dr Jean-François Houver

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Le Docteur Jean François Houver est médecin généraliste, homéopathe et spécialiste de médecine énergétique chinoise, convaincu de la valeur et de la complémentarité de chacune de ces approches thérapeutiques. Il pratique la Médecine des Actes qui tente de soigner l’homme dans sa globalité, en l’aidant à mettre du sens sur ses maux physiques ou psychologiques. Il exerce dans le Grand-Est.

Après vingt-cinq ans de pratique médicale, la dépression est une « maladie » qui me laisse toujours aussi perplexe, ou plutôt dont le diagnostic me laisse perplexe. En y réfléchissant, je crois avoir vu pendant ce laps de temps cinq ou six « vraies » dépressions, au sens psychiatrique du terme, ces dépressions mélancoliques accompagnées d’une telle souffrance morale, d’une telle angoisse, que le risque suicidaire est maximum. Évidemment, dans ces situations l’hospitalisation s’impose et les traitements chimiques sont indispensables. Mais en dehors de ces cas, le diagnostic de dépression me laisse de plus en plus dubitatif. Peut-on qualifier toute souffrance morale de dépression, et la traiter par des médicaments sans même parler aux patients, sans même tenter de comprendre la raison profonde de leur état ? Ou peut-on restreindre nos états d’âme – et qui n’en a pas ?- à une défaillance des neurotransmetteurs, résumer notre humeur à l’état de nos glandes ? La médecine actuelle n’est-elle pas en train d’être aveuglée par le pouvoir de la chimie et les performances des médicaments modernes, jusqu’à en perdre le sens de la vie humaine ? Et n’est-t-elle pas en train de perdre au passage le pouvoir thérapeutique de la relation, des mots, du sens et de la foi qui peuvent rendre un être « vivant » ?
Quand je vois Georges, un nouveau patient de 68 ans, il sort de chez un psychiatre et le diagnostic de dépression est tombé pour lui comme un couperet. Il me tend son ordonnance, une prescription « habituelle », comme on en voit tellement en ce moment, associant antidépresseur, anxiolytique, somnifère. Le trio classique, dont on a tant de mal à se sevrer par la suite. Or, de ce traitement, il n’en veut pas, et c’est pour cela qu’il a décidé de venir me voir. Malgré le diagnostic du spécialiste, quelque chose en lui n’est pas d’accord : « Je ne sais pas ce que j’ai, mais je sais que la solution n’est pas là, pas dans les médicaments», me dit-il la larme à l’œil.
Moi non plus, au départ, je ne sais pas ce qu’il a et, en le voyant, en l’interrogeant, j’ai bien un premier sentiment d’une dépression avec ses symptômes habituels. Un manque de volonté qui frise l’aboulie, l’envie de rien, plus de plaisir aux choses, des perturbations de l’endormissement avec des angoisses, la voix qui est lasse, le regard  éteint. Paradoxalement, lorsque je l’interroge, tout a l’air d’aller bien dans sa vie. Il n’a pas de souci particulier, pas de problèmes de santé, ses enfants et petits enfants vont bien. D’après lui, il n’a aucune raison objective d’aller mal. Et pourtant… A l’entendre, à l’observer, il me fait l’impression d’une âme en peine qui erre sur terre sans but, d’un être qui s’éteint.

« Quand est-ce que vous vous êtes senti vraiment vivant la dernière fois ? » Il n’a pas besoin de réfléchir longtemps pour me répondre, tant cela a l’air d’être évident pour lui, et cela me surprend beaucoup.

« Il y a quelques années, dans l’église à laquelle j’appartenais, j’ai eu l’occasion de faire de l’évangélisation. C’est le pasteur qui m’y avait poussé. J’ai pu témoigner de ma foi, enseigner. Là je me suis senti vraiment vivant ».  Alors qu’il parle, son corps confirme ce qu’il dit : sa colonne vertébrale se redresse, son œil se rallume à ce souvenir, qui semble si précieux, si porteur de vie.

« Et pourquoi avez-vous arrêté ? » «  Il y a eu des dissensions et des conflits graves au sein de cette église. Le pasteur est parti et j’ai décidé de tout arrêter, la mort dans l’âme. Maintenant que j’y pense, c’est après ça que progressivement j’ai commencé à aller mal.»

(…)

Mais au fond, en y regardant de plus près, même au creux de la vague, quand nous sommes convaincus de ne rien pouvoir faire pour changer quoi que ce soit à notre vie, la balle n’est-elle pas toujours dans notre camp, même si on a parfois besoin qu’un coéquipier nous fasse la passe décisive ?

Pour lire l’article en entier, Reflets n° 21 pages 44 et 45

 

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Vaccination, radiation, remise en question…

Vaccination, radiation, remise en question…

Docteur Jean-Marc Frizoux

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Le professeur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue réputé, réputé pour ses prises de position sur la nutrition, le cancer et autres problèmes de santé, vient d’être radié de l’Ordre des médecins. Ceci suite à une prise de position publique en matière de vaccins.

Les faits (source : Le Figaro)
Il y a un peu plus d’un an, le cancérologue de Montpellier a fait l’objet d’une plainte du Conseil de l’ordre. En cause, une pétition controversée sur les dangers des vaccins pour les nourrissons qu’il a lancée sur Internet. L’instance professionnelle lui reprochait des propos ne se fondant « sur aucune preuve scientifique » voire « alignant des contre-vérités » et « dangereux pour la population parce qu’il s’agirait de discréditer le mécanisme de vaccination préventive ». La pétition qui est toujours en ligne s’adresse à la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Elle a, à ce jour, recueilli un million de signatures.
Fort de sa notoriété, le professeur Joyeux y dénonce le recours quasi obligatoire pour les parents au vaccin hexavalent (DTPolio-Hib-Coqueluche-Hépatite B, appelé Infanrix Hexa), car il est le seul qui ne souffre d’aucune pénurie sur le marché, à la différence des vaccins tétravalents (DTPolio-Coqueluche) et pentavalents (DTPolio-Hib-Coqueluche). Or, affirme-t-il, l’Infanrix Hexa contient « de l’aluminium et du formaldéhyde, deux substances dangereuses, voire très dangereuses pour l’humain, et en particulier le nourrisson ».
Marisol Touraine avait convenu en juin 2015 de la pénurie de certains vaccins évoquant une « situation préoccupante » et réclamant à l’industrie pharmaceutique que les Français puissent accéder au seul vaccin obligatoire (le vaccin DTP : diphtérie, tétanos, polio). Mais elle avait également vivement dénoncé l’initiative du médecin. La décision concernant le professeur Joyeux ayant été prise par la chambre disciplinaire du Languedoc-Roussillon, il n’est pas certain que l’affaire s’arrête là. Après toute condamnation en première instance, la personne « a trente jours à dater de la notification pour faire appel au niveau national », rappelle Bernard Decanter, secrétaire général du département du Conseil de l’ordre du Nord. Un appel qui suspend la condamnation. « À Paris, le tribunal qui est présidé par un magistrat essaie en général de faire assez vite », poursuit le médecin. « Mais cela peut également durer entre un an et dix-huit mois », précise un autre spécialiste de ces parcours disciplinaires. La décision d’appel peut encore être contestée. Elle sera portée alors devant le Conseil d’État, mais ce nouvel échelon n’est plus suspensif. Concrètement, une radiation se traduit par l’interdiction formelle d’exercer la médecine.
Cette « affaire » soulève quelques questions ; en premier lieu sur le sujet sensible qu’est la vaccination.
Pas un instant le professeur Joyeux ne s’élève contre le principe même de la vaccination, il demande seulement, par voie de pétition adressée à la ministre de la Santé, que soit à nouveau rendu disponible le vaccin DTPolio, seul vaccin obligatoire chez le nourrisson ; les autres vaccins, associés dans le vaccin hexavalent commercialisé, ne le sont que par souci de mettre à l’abri les nourrissons d’autres maladies ; mais sur quels fondements dits scientifiques ?
La méthode employée pour se faire entendre est sans doute sujette à discussion ; mais sur le fond se pose la question d’une vaccination « raisonnée », menée depuis une juste information, pour répondre aux prescriptions du législateur en matière de consentement éclairé du patient (loi Kouchner du 04 mars 2002) [1].
Juste information de la réalité des risques encourus en cas de non-vaccination, mais aussi de vaccination, réalité des risques en ce qui concerne les vaccinations obligatoires et celles rajoutées par souci de prévention d’éventuelles maladies (car rien ne prouve que la maladie va se déclencher si on ne vaccine pas).
Donc, comment obtenir un consentement éclairé quand rien n’est vraiment clair en matière de justesse d’acte préventif ?
Il faudrait un tel recul, obtenu à partir de données scientifiques fiables, de prise en compte des partis pris de chacun, pour qu’une décision en âme et conscience soit possible.
Mais ne devrait-on pas tendre vers ce but et ne pas tomber dans le piège très « affectivé » du débat sur les vaccins, entre les tenants de la vaccination à « tout prix » et ceux de la non-vaccination à outrance.
Et puis une autre question surgit à propos de la vaccination : réelle prévention ou principe sécuritaire ?
Mais de quelle sécurité parle-t-on ?
De la réelle « sécurité sanitaire » de l’enfant ? De la sécurité affective des parents qui se doivent d’être de bons parents faisant tout ce qu’il faut pour leurs enfants ? Ou de la sécurité des médecins ne voulant pas être pris en faute ?
Comment s’y retrouver au milieu de tout cela ? Il faudrait tellement prendre en considération tous ces paramètres pour décider vraiment du juste…
Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de prendre parti pour ou contre le principe même de la vaccination qui est un acte de prévention ayant fait ses preuves pour de nombreuses maladies, mais de poser des questions pour aborder les choses avec un peu plus de recul.

(…)

Pour lire la suite de l’article, Reflets n° 21 pages 12 et 13

 

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