SORTI DU COULOIR DE LA MORT

Roger McGowen, qui nous est si cher, est sorti du couloir de la mort.

Avant de laisser la parole à Pascal, du Comité Français de Soutien à Roger McGowen, qui a pu le visiter dans sa nouvelle prison, une autre bonne nouvelle:

A ne pas manquer sur PLANETE +,JUSTICE vendredi 15 février à 21h40,

un excellent film sur Roger McGowen réalisé par Nicolas Pallay, réalisateur suisse.

REDIFFUSIONS SUR PLANETE+ JUSTICE

Dimanche 17 février à 9h05; dimanche 24 février à 17h05

Mardi 5 mars à 0h35; vendredi 15 mars à 23h30

Un extrait:

 » Roger a quitté le couloir de la mort et il est désormais dans une prison à Houston où il va enfin avoir un nouveau procès portant sur sa peine. Le transfert qui a eu lieu lundi 10 décembre a été un peu dur : Roger a laissé plein d’amis dans le couloir de la mort et puis dès son arrivée dans la prison de Houston, il a été beaucoup persécuté par l’administration. Ils lui ont tout pris, il n’a plus que du papier et un crayon. Ils l’ont fait attendre des heures dans des pièces vides et dans des cellules intermédiaires. Pour l’instant il est dans la phase « d’intimidation » comme dit Roger, où ils font tout pour lui rendre la vie impossible. Ils lui ont même pris sa liste avec les adresses de tous ces contacts. Heureusement il avait envoyé un double a un ami quelques jours avant le transfert.  Notre prochaine visite est prévue début janvier mais au lieu de 4 h elle ne dureque 30mn. C’est ça aussi la nouvelle prison pour Roger…  »

Pascal

http://www.rogermcgowen.fr/

Toute aide financière est bienvenue car le procès à venir coûte très cher.

Roger n’a aucun revenu.

 

 

LE ZOOM DE LA SEMAINE

Extrait de l’article

LA MISERE N’A RIEN A NOUS RENDRE !

 

Trois questions à Bernard Montaud*

Pour vous, Bernard MONTAUD, qu’est-ce qu’un humanitaire juste ?

 Pour définir un humanitaire juste, il faudrait regarder dans quel cas il n’est pas juste. Et je pense qu’un des grands problèmes de l’humanitaire, c’est de chercher à aider les autres pour éviter de s’aider soi-même. Le premier humanitaire qu’il est important d’aborder, c’est l’humanitaire envers notre propre misère et je crois que nous ne pouvons nous tourner vers la misère des autres que dans la mesure où on a su quelque peu aider notre propre misère.

Nous ne pouvons donner l’amour au-dehors qu’aussi loin qu’on s’est donné de l’amour au-dedans, et il y a toute une dimension extrêmement spirituelle dans l’humanitaire qui – si elle n’est pas présente – crée des problèmes avec ceux qui sont en train de se donner dans l’humanitaire. L’humanitaire par compensation, c’est terrible. S’occuper des autres pour éviter de s’occuper de soi-même, c’est terrible.

En quoi est-ce terrible ? …

Lire la suite …Revue REFLETS n°6 page 32

 

 

*Voir l’article « L’éducation de la vie » REFLETS N°5